Essai Renault Latitude Initiale 2.0 dCi 175 BVA

Renault Latitude

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Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Renault Latitude ne remplace pas la Vel Satis ! Il s’agit d’un complément haut de gamme de la Laguna. Avec un rapport prix/prestations compétitif, la Renault Latitude vise le haut de gamme C5 Exclusive, mais également les Skoda Superb, Peugeot 508, et Volkswagen Passat !

Extérieurement, la Latitude rappelle un peu la Safrane des années 90. Il s’agit pourtant d’une Samsung SM5 légèrement modifiée au niveau de la face avant. Les versions 4 cylindres doivent se contenter d’une simple sortie d’échappement à droite, qui est de gros diamètre et manque un peu de classe. La version V6 dCi 240 bénéficie d’une double sortie de part et d’autre du bouclier.

Renault Latitude

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En revanche, contrairement aux Safrane et Vel Satis, la Latitude adopte une ligne tricorps et une malle de coffre. Avec 4,89 m en longueur, la Latitude en impose, mais son style n’est pas réellement en phase avec la gamme Renault, ni avec les futurs modèles. Elle apparaît dès lors un peu décalée, à l’image du Koleos à sa sortie.

Intérieurement, si la Samsung SM5 hérite d’une planche de bord de Renault Laguna, la Latitude emprunte son tableau de bord à la Samsung SM7 ! Vous êtes toujours là ?

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D’après Renault, 40% des pièces de Latitude sont fabriquées en France, dont les moteurs qui sont assemblés dans l’usine Cléon. Ces moteurs voguent ensuite vers la Corée, prennent place sous le capot des Latitude, qui font à leur tour un long voyage vers la France…Question fabrication, le process n’est pas très Eco2 !!

Pour en revenir à l’habitacle, les équipements de confort proposés sont assez étonnants, avec un ionisateur d’air dont les coréens sont friands.

Si le conducteur dispose d’une fonction massage, il est difficile de la mettre en route ou de l’arrêter sans quitter la route des yeux. C’est plutôt dangereux…Mais la sécurité n’est pas au top dans la Latitude. Certes elle a décroché 5 étoiles au Crash test EuroNCAP. Mais point d’avertisseur d’angle mort, ni de franchisseur de ligne, ni d’alerte d’endormissement, ni de régulateur adaptatif…
Les nombreuses innovations technologiques qui sont présentes chez la concurrence ( Citroën C5, Volvo S60, Ford Mondeo, Opel Insignia, Volkswagen Passat…) sonnent aux abonnés absents.
Loin des listes d’options des berlines allemandes, la Latitude Initiale joue la carte du full option, et ne propose en option que la roue de secours en alliage et le toit ouvrant panoramique électrique.

Au niveau de la finition, la Renault Latitude ne surclasse pas une Laguna. Sur ce point, Renault n’a pas tenté de rejoindre les standards allemands. La planche de bord présente sur la version Initiale une harmonie bi-ton agréable, surtout avec l’intérieur en cuir beige. La luminosité et l’espace rendent l’habitacle très accueillant.

Avec une longueur de 4,89 m, la Renault Latitude se rapproche de l’ancienne Peugeot 607. L’habitabilité arrière est généreuse, et les passagers ne seront pas chahutés par la suspension qui privilégie le confort de roulement au dynamisme.

Les passagers arrière profiteront d’une climatisation tri-zone avec écran LCD au niveau des aérateurs ( cf galerie), mais aussi d’un système son Bose conséquent avec 10 haut-parleurs et un amplificateur numérique. La tablette arrière intègre un haut parleur de 23 cm dédié aux basses fréquences.

Parmi les équipements high-tech, signalons aussi la très pratique caméra de recul et la carte de démarrage mains-libres chère à Renault.

Enfin pour l’espace à bord, la malle arrière propose un volume de 511 dm3, supérieur à de nombreuses rivales du segment D.

La partie vie à bord est donc réussie sur cette berline, qui propose une habitabilité et des détails plus poussés que sa petite soeur Laguna.

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En France, seules des motorisations diesel sont disponibles.

Notre véhicule d’essai était doté d’un 2.0 dCi 175 accouplé à une boîte automatique à 6 rapports. A pleine charge, le son du moteur manque de discrétion et s’invite un peu trop dans l’habitacle. Un dépassement pied au plancher fait descendre au moins deux vitesses à la BVA, avec un certain manque de rapidité. On est loin d’une boîte à double embrayage !
Cette grande berline s’apprécie sans doute davantage dans sa version 6 cylindres.

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La direction semble légère, peut-être trop pour une berline de cette catégorie. Les suspensions privilégient le confort. Le train avant provient de la Laguna, alors que le train arrière est repris à la Nissan Teana. L’ensemble se démarque nettement d’une Laguna GT 4Control: la Latitude joue une autre partition, celle de la routière efficace et confortable. La mobilité du train arrière directionnel aurait sans doute amélioré le plaisir de conduite de cette grande berline.
Avec 170 g de rejets de Co2, la Renault Latitude 2.0 dCi 175 BVA sera soumise au malus écologique de 750 €. Comme la Laguna, la Latitude profite de la garantie étendue à 3 ans ou 150.000 km.

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Bilan
Voici une Renault plus fidèle au slogan des années 90 “des voitures à vivre” que celui de “Changeons de vie, changeons l’automobile”.  Spacieuse, confortable, la Renault Latitude sera sans doute prisée par les fonctionnaires d’état avec chauffeur, et les stars du prochain festival de Cannes dont elle est la voiture officielle !

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