Essai Chevrolet Cruze 2.0 VCDi 163 : la plus abordable

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Jusqu’à présent, Chevrolet proposait essentiellement sur le marché européen des citadines. Aujourd’hui la marque a décidé de s’attaquer aux berlines familiales avec la Cruze, qui affiche un tarif très agressif !

Présentation

Chevrolet tente bien de renouveler son identité dans le monde entier et dorénavant les modèles ne sont plus des Daewoo.
Dessinée par le bureau de style coréen de General Motors, la Chevrolet Cruze doit pouvoir séduire n’importe quel citoyen américain, européen ou asiatique. Ses lignes sont bien plus séduisantes que la Nubira qu’elle remplace.
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A l’avant on retrouve la large calandre massive divisée en deux parties comme sur les derniers modèles. Le capot est nervuré et le logo agrandi.
Le profil effilé nous fait penser à un coupé. Une rainure latérale court des optiques avant jusqu’aux feux arrière et la ligne de toit est tombante vers l’arrière.
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Globalement, le design de cette Cruze est dynamique, et maintenant il est facile d’identifier une Chevrolet.

A bord
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L’habitacle est agréable, avec une planche de bord moderne et une large console centrale grise et noire aux formes originales.
Les matériaux ne sont pas d’une qualité exceptionnelle mais sont bien assemblés. Des inserts de tissu sont incrustés dans la planche de bord et les contre-portes.
Le combiné d’instrumentation est très lisible, et de nuit un rétro-éclairage bleuté accompagne les compte-tours cerclés de plastiques chromés.
Petit détail qui peut vite devenir agaçant, les vitres électriques sont à impulsion uniquement pour la descente. De même pour le miroir de courtoisie qui ne dispose pas d’éclairage. En dehors de ça, l’ergonomie ne souffre d’aucun reproche, et l’on s’y retrouve rapidement.
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Le conducteur trouvera une bonne position de conduite, avec un siège réglable en hauteur. Les occupants sont installés très confortablement à l’avant.

A l’arrière des adultes peuvent monter, l’espace alloué étant très correct. La ligne de toit effilée ne gène en rien la garde au toit. C’est mieux que dans une Seat Exeo, mais pas encore au niveau de la Skoda Octavia.
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Avec un  volume de 450 litres de chargement, la Cruze est dans la bonne moyenne de la catégorie. La banquette arrière est rabattable 40/60. Pour les adeptes des hayons, la Cruze est maintenant disponible en version cinq portes.

Côté rangement, la planche de bord dispose d’un petit tiroir à gauche du volant, d’un faible espace au pied de la console centrale et d’un logement fermé au dessus. L’accoudoir central accueil bien sûr un espace, la boîte à gant est réfrigérée et des porte-gobelets sont disponibles entre les sièges avant et dans l’accoudoir arrière.
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A conduire

Chevrolet propose quatre motorisations, deux essence de 124 et 141 ch et deux Diesel de 125 et 163 ch. Ce dernier équipe notre modèle d’essai puisqu’il s’agit en effet du cœur de gamme pour le marché français.
D’une cylindrée de 2.0 litres, il développe 163 ch à 3 800 tr/mn et un couple de 360 Nm à 2 000 tr/mn. Cette motorisation nous est apparue souple et coupleuse avec de bonnes reprises. Les montées en régime se font rapidement, avec un 0 à 100 km/h abattu en 8,5 secondes. Même si l’insonorisation est travaillée, à l’arrêt le quatre cylindres est bruyant.
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La boîte de vitesse à six rapports est agréable bien que les débattements soit un peu long à notre goût.
Une boîte automatique est également disponible au catalogue pour un supplément de 1 100€, mais avec une surconsommation de carburant à la clé.

Nous avons relevé une moyenne de 7,5 l/100 km durant notre essai qui se composait de ¾ de ville. C’est une bonne note au vu de la cylindrée.

Reposant sur la même plateforme que la nouvelle Opel Astra, la Cruze est confortable et les longs trajets peuvent être réalisés sans problème. Plutôt typée confort, en conduite dynamique elle manque toutefois un peu d’agilité et la direction devient vite flou. Il faut dire qu’elle est chaussée de pneumatiques « Kumho », plus réputés pour leur confort que leur aspect dynamique. Rassurez-vous la direction reste très bien calibrée en conduite normale. Même si le roulis est maitrisé nous aurions aimé un peu plus de maintien latéral de la part des sièges avant.

Budget & Equipements
Chevrolet mise sur le pouvoir d’achat pour vendre sa berline. Proposée à partir de 17 500€, elle reste encore en dessous de ses principales concurrentes : Skoda Octavia et Seat Exeo.
Deux niveaux de finitions composent la gamme. La Cruze est richement équipée, et très avantageusement dès le premier niveau LS qui dispose des jantes alliages 16 pouces, de l’ordinateur de bord, d’un système audio CD MP3 avec commandes au volant, de la climatisation manuelle, des radars de stationnement arrière et de l’ESP.
Le  moteur VCDi 163 est associé uniquement à la finition haute LT, qui offre en plus les jantes alliages 17 pouces, l’allumage automatique des feux, le détecteur de pluie, la climatisation automatique et une prise USB pour 21 600€.

Les seules options possibles sont les suivantes : la peinture métallisée (420€), le toit ouvrant (620€), la sellerie cuir chauffante (1 200€), le GPS (775€). Ce qui nous fait une Cruze haut de gamme pour moins de 25 000€ !
Autre point fort lors de l’achat, le VCDi 163 ne réclame aucun malus, sauf s’il est associé à la BVA (750€).
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Essai Chevrolet Cruze 2.0 VCDi 163 LT : bilan, galerie photos