Marc Langenbrinck Mercedes France

Marc Langenbrinck Mercedes France

En direct du Salon de Genève 2012 je vous propose l’interview de Marc Langenbrinck directeur général de Mercedes-Benz Cars.

Actu Automobile : la grande nouveauté de ce Salon de Genève c’est la Mercedes Classe A, qui étonne par son changement radical par rapport à l’ancienne génération. Qu’est-ce qui vous a poussé à créer une voiture aussi différente ?

Marc Langenbrinck : Déjà c’est vrai que la classe A est nouvelle jusqu’ au dernier détail.
Nous avions l’opportunité de créer un nouveau modèle en partant d’une feuille blanche.
Avec le renouvellement complet de cette entrée de gamme, nous voulons atteindre un niveau de conquête de 50%.
Nous pensons qu’avec la nouvelle classe A nous avons ce produit de conquête.
La classe A allie ce que cherche le client d’une voiture compacte premium : efficience, qualité, on démarre à 99 g de CO2 / km seulement. Et la Classe A a surtout un design très jeune, très séduisant, et une dynamique de conduite qui va rajeunir non seulement notre image mais séduire de nombreux clients dans le premium.

Actu Automobile : Vous n’avez pas peur que les clients soient déroutés par ce changement radical de la nouvelle Classe A ?

Marc Langenbrinck : Les clients Classe A recherchent la sécurité, la position de conduite est un peu plus basse mais reste relativement haute par rapport à d’autres véhicules.
Les premières réactions des clients classe B sont très positives face au nouveau design.
Ils apprécient beaucoup le nouveau style, cette jeunesse dans le design, cette modernité et ils ont prêts çà acheter cette voiture avec une longueur qui reste manoeuvrable.

Actu Automobile : Avec cette hausse de dimensions ( la nouvelle Classe A mesure 40 cm de plus que l’ancienne en longueur ), il reste une place dans la gamme entre la Smart et cette nouvelle génération de Classe A. Est-ce qu’un nouveau modèle est envisagé ?

Marc Langenbrinck : Là on lance cette nouvelle classe A . Dans la gamme compacte on prévoit cinq modèles : cette Classe A, un SUV, un coupé , un cinquième modèle, et la classe B.
Une classe de sous compacte n’est pas envisagée à court terme, mais rien n’est impossible !

Actu Automobile : Le Salon de Genève accueille aussi une autre nouveauté Mercedes : le SL, aux antipodes de la Classe A.

Marc Langenbrinck : On ne fait pas que dans les compactes. Au plus haut de l’échelle on a le nouveau SL, avec la première mondiale du SL 63 AMG. Le prochain volet du mythe est l’arrivée du bloc 63 AMG avec une consommation raisonnable en dessous de 10L, une caisse brute en alu qui nous ramène un avantage de 140 g en SL et 124 g en AMG.
Cela se ressent en dynamique, on le sent à la conduite.

SL AMG j’ose dire normale et avec Performance Pack AMG qui augmente la puissance de 20 kW et qui donne quelques autres options comme le système performance dans le multimedia avec simulation de course comme sur le SLS AMG. ( en parcours fermé )

Actu Automobile : Dans un autre registre, vous présentez la Classe E 300 Bluetec qui est la première berline hybride diesel au monde. Qu’est-ce qui vous a convaincu de miser sur le diesel hybride contrairement à Audi ?

Marc Langenbrinck : c’est une combinaison naturelle qui allie l’avantage du moteur électrique au démarrage avec la faible consommation du diesel en vitesse stabilisée, notamment sur autoroute.

Actu Automobile : De nombreux constructeurs ne s’aventurent pas dans le domaine de l’hybride, en argumentant qu’on ne peut pas gagner de l’argent sur ce type de voitures. Est-ce que Mercedes va gagner de l’argent avec les nouvelles Classe E hybrides ?

Marc Langenbrinck : Mercedes benz ne s’aventure pas dans des produits qui ne sont pas profitables. Nous avons une stratégie de propulsions alternatives avec entre autres l’hybride.
Nous croyons en une vision zéro émission. Soit l’électrique pure, comme la troisième génération de Smart Electric Drive en automne.
Nous avons aussi la A et la B E-Cell avec pile à combustible. Pas de grande série en 2012-13 maos nous y croyons très fortement. C’est la seule possibilité d’avoir une vraie autonomie et zéro émission.
Il faut que tout le monde joue le jeu, les états, les industriels, les particuliers.

Les hybrides dans cette vision zéro émission c’est une technologie transitoire. Vous achetez un avantage en conso avec des inconvénients en poids en confort .Ce ne sera pas une technologie généralisée pour toutes les Mercedes.
Il faut faire des efforts sur les voitures thermiques en attendant afin de réduire les émissions de CO2 globales. A chaque nouveau modèle nous essayons de réduire la consommation et les émissions de CO2.
Avec le ML250 CDI on a rendu une image propre au SUV.

Actu Automobile : Est-ce que des versions hybrides ou électriques de la classe A sont prévues prochainement ?

Marc Langenbrinck : Nous avons présenté la Classe B E Cell. Electrique nous allons surtout travailler sur la Classe B avec son plancher mi-sandwich pour des déclinaisons électrique et hybride.
La classe A pour le moment c’est seulement des versions thermiques .

Actu-Automobile : Quelles sont les premières réactions par rapport à la nouvelle Classe A ?

Marc Langenbrinck : Les réactions sont enthousiastes, les gens sont surpris et ravis. Les volumes n’ont rien à voir avec les photos déjà publiées. Le changement radical surprend. Les réactions sont unanimement positives.
La classe A actuelle est exactement dans l’air du temps.
Mercedes se devait de se dynamiser, de rajeunir et c’est chose faite.

Actu Automobile : Merci Marc Langenbrinck pour cette interview.
La nouvelle Mercedes Classe A arrive en concessions mi-septembre, et Mercedes France nous promet des tarifs compétitifs autour de 20000 euros, nous y reviendrons très prochainement !

Marc Langenbrinck Mercedes France

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