Essai Chevrolet Cruze SW 1.7 VCDI 131 & 2.0 VCDI 163

Chevrolet Cruze SW

La compacte Chevrolet se dote d’une nouvelle carrosserie Station Wagon. Plus spacieuse, la Cruze en profite pour accueillir de nouvelles motorisations, ainsi qu’un léger lifting pour la face avant.

Ainsi armée, la Cruze SW offre des qualités de familiale qui méritent le détour.

Esthétiquement, la déclinaison SW de la Chevrolet Cruze ne révolutionne pas le genre. Les designers ont toutefois cherché à créer un profil dynamique, avec une lunette arrière inclinée et une vitre de custode plutôt réduite. Avec 4,67 m de longueur, la Mégane Estate est un des breaks compacts les plus longs de sa catégorie. Une Peugeot 308 SW fait 4,50 m de long, une Mégane Estate 4,56 m, et une Opel Astra Sports Tourer culmine à 4,70 m.

Ce Station Wagon a un air de déjà vu quand on le regarde de l’arrière : la Cruze SW peut se fondre dans le décor assez facilement.

Chevrolet Cruze SW

Vue de face, la compacte américaine ( assemblée en Corée du Sud ) reçoit pour l’occasion un bouclier redessiné qui est adopté par l’ensemble de la gamme. Comme le reste de la gamme Chevrolet, la Cruze conserve la calandre à double étage et le logo en forme de ‘’nœud papillon doré’’ qui font l’identité visuelle de la marque.

A noter que la version gris clair présentée avec des jantes alliage 17’’ laquées noires est une version étrangère : en France ces jantes ne seront pas disponibles.

Vie à bord

La Chevrolet Cruze SW gagne ses galons de familiale, avec un coffre qui peut avaler 500 litres de bagages pour partir en vacances, et près de 1500 litres en configuration deux places. Certes, la Cruze 5 portes était déjà pas mal lotie avec ses 400 litres, mais la capacité de chargement en rabattant les dossiers arrière et surtout la longueur de chargement du SW devraient lui assurer des adeptes.

Chevrolet Cruze SW

Chevrolet Cruze SW

Confortable, la Cruze SW est plutôt bien insonorisée, surtout en version 2.0 VCDi. Le nouveau moteur 1.7 diesel est en peu plus sonore en accélération.

Globalement la planche de bord de la Cruze présente bien : dommage qu’un choix de matériaux de qualité inégale n’entache un peu la qualité de finition. La partie supérieure du tableau de bord est moussée, mais le plastique rigide de la casquette de compteur ou celui utilisé sur les contre-portes au niveau des accoudoirs fait un peu cheap.

Au niveau ergonomie, cette Cruze rappelle l’environnement Opel : normal, elle partage avec l’Astra sa plate-forme et un certain nombre de composants.On retrouve les mêmes commandes de régulateur de vitesse et de système audio sur le volant, et un GPS similaire à celui de l’Astra.

Pour les rangements à l’avant, en plus de la boîte à gants, des bacs de portières et d’un espace sous l’accoudoir central coulissant ( qui recèle aussi la prise USB ), le conducteur dispose également d’un range-lunettes sur le pavillon. Un autre petit coffre est situé au-dessus de l’écran de navigation : il y a donc de quoi faire.

Chevrolet Cruze SW

La version photographiée ne possède pas l’écran tactile 7’’ du système multimedia MyLink, qui fait partie de l’équipement de série d’une Cruze LTZ française.

Sur les deux versions LTZ et LTZ+, la climatisation automatique est monozone, et il n’est pas facile de trouver un réglage adapté qui ne frigorifie pas les passagers avant ou ne laisse pas grimper la température dans l’habitacle.

Aux places arrière, les passagers apprécieront l’espace au jambes et la garde au toit confortable.

A conduire

A 200 km/h sur un autobahn, la Cruze SW s’avère stable et rassurante. La direction assistée est un peu légère, mais ce n’est pas non plus dramatique. Avec un train arrière multibras et des pneumatiques plutôt larges en 17’’, la Cruze SW est bien posée sur la route. Ce type de carrosserie a le mérite de se conduire comme une berline, sans le roulis d’un monospace, et avec une répartition des masses équilibrée. On profite donc d’un espace intéressant, tout en conservant un agrément de conduite plaisant.

Disponible d’office avec une boîte manuelle à 6 rapports, le nouveau 1.7 VCDi de 131 ch est loin de démériter pour l’offre d’entrée de gamme. Avec un couple de 300 Nm, il est très souple et plutôt réussi.

Chevrolet Cruze SW

Sensiblement plus performant, le 2.0 VCDi de 163 ch s’impose surtout pour ceux qui recherchent des accélérations plus véloces. La différence de performances n’est pas énorme lorsqu’on se penche sur les chiffres. Les points forts sont de meilleures reprises en sixième, qui évitent de rétrograder sur autoroute, mais aussi une sonorité bien plus discrète en accélération. Ce 2.0 VCDi donne des galons de routière à la Cruze SW.

En consommation, nous avons réalisé une moyenne de 6,5 L avec la Cruze 1.7, alors que cette moyenne mixte grimpait à 7,5 L en version 2.0 VCDi. Comptez donc un litre d’écart entre ces deux versions.

Les deux motorisations diesel sont équipées d’un système Stop & Start qui permet d’abaisser la consommation en ville lors des immobilisations aux feux rouges et dans les bouchons.

Côté pneumatiques, si nos voitures d’essai étaient chaussées en Continental ContiSport Contact 3, les pneumatiques coréens Kumho peuvent aussi être livrés…Le client a la surprise au moment de la livraison !

Avec les ContiSportContact 3, la tenue de route est efficace, et le confort n’est pas trop perturbé.

Budget

En diesel, la Chevrolet Cruze SW attaque en finition d’entrée de gamme LS+ à 19800 euros avec le moteur 1.7 VCDi. L’écart de prix est de 1000 euros avec la carrosserie 5 portes, et de 500 euros avec la version 4 portes tricorps.

A ce prix, l’équipement comprend les barres de toit, des jantes acier 16’’, la sellerie tissu, l’ordinateur de bord, les rétroviseurs électriques, la banquette 2-3/1-3, le système audio MP3 avec prise USB, le kit mains libres bluetooth, la climatisation manuelle, et le contrôle électronique de trajectoire.

La version 2.0 VCDi de 163 ch n’est proposée qu’à partir du troisième niveau de finition, en version LTZ facturée 23600 euros. Sur ce niveau LTZ, l’écart de prix entre les deux motorisations est seulement de 700 euros.

La finition LTZ offre de série les jantes alliage 17’’, la ligne de vitrage chromée, le volant cuir, la sellerie mixte cuir-tissu, l’ouverture des portes et le démarrage sans clé, l’allumage automatique des phares, les radars de recul, la caméra de recul, le système multimedia MyLink avec écran tactile 7’’, et la climatisation automatique.

Chevrolet Cruze SW

A titre de comparaison, une Renault Mégane Estate 1.6 dCi 130 Dynamique est affichée à un tarif de 27550 euros. Le moteur dCi 160 n’est disponible que sur la Mégane Estate GT, facturée 31300 euros !

On est loin des 24600 euros d’une Cruze SW VCDi 163 ch en version LTZ+, qui comprend de série la sellerie cuir avec sièges chauffants. Sur cette version, les seules options à ajouter seront la peinture métallisée ( 500 euros ) et la navigation avec cartographie France ( 790 euros ).

Vous l’avez compris, le rapport prix / prestations de ce nouveau break est particulièrement compétitif.

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Essai Chevrolet Cruze SW 2.0 VCDI et 1.7 VCDI LTZ : conclusion, galerie photos