Prime à la casse

Le marché automobile se porte mal en Europe, et la France n’y fait pas exception. Dans ce contexte de crise, les constructeurs tricolores sont particulièrement touchés.
Restaurer une prime à la casse arrêtée fin 2010 boosterait logiquement les ventes, mais plutôt celles des citadines bon marché. Sur ce type de modèles, les constructeurs n’ont pas d’énormes marges, surtout sur des versions d’entrée de gamme dépouillées.
Si l’état français relançait une prime à la casse, ce sont aussi des voitures fabriquées à l’étranger qui en profiteraient : la Renault Twingo est assemblée en Slovénie, et les Citroën C1 et Peugeot 107 sont fabriquées en République Tchèque.
Certes, des voitures fabriquées en France comme la Citroën C3 seraient aussi concernées, mais le soutien financier aux constructeurs automobiles ne profiterait pas majoritairement à l’industrie française.
L’Agence de Notation Fitch Ratings insite aussi sur un danger du retour des primes à la casse, car cela habitue les consommateurs à acheter des produits avec de grosses remises. L’Agence annonce aussi que ce recul des ventes inéluctable touchera particulièrement Peugeot, Fiat et Renault.

En France, l’usine PSA de Aulnay pourrait fermer en 2014, avec la destruction de milliers d’emplois.

Faut-il devenir protectionnistes et favoriser les achats de voitures neuve Made in France ? Cette thématique a été un sujet de l’élection présidentielle : nous verrons comment le gouvernement peut mettre en oeuvre des leviers dans ce sens.


Mots clés pour ce billet :