Volvo V40 D4

Dévoilée lors du dernier salon de Genève, la nouvelle Volvo V40 n’a pas d’autres choix que de briller sur ce segment très concurrentiel des compactes premium.

Il faut dire que les constructeurs germaniques se sont donnés coup pour coup cette année.

Et pour cause, c’est surtout dans cette catégorie d’automobiles que les marques affichent les progrès les plus significatifs en matière de qualité de fabrication et de fiabilité.

Cependant un constructeur suédois vient jouer les troubles faits dans la catégorie : Volvo.

Malgré sa collection d’atouts, la suédoise est-elle suffisamment armée pour jouer dans la cour des grands ? Réponse de notre équipe dans ce test routier de la version diesel la plus musclée du catalogue la version D4 de 177 chevaux.

DESIGN :

Premier des points forts de la Volvo V40 : un design peaufiné. Il faut dire que la V40 cultive un certain charme, c’est à dire des lignes harmonieuses, incisives sans tomber dans le clinquant.

Au contraire, la berline de Göteborg dévoile un style racé et une silhouette qui n’est pas sans rappeler feu la P1800ES avec son décrochement sur la partie arrière. Longue de 4,36 m, la V40 s’inscrit donc parmi les plus grandes de sa catégorie.

La Volvo V40 reprend les codes stylistiques des dernières réalisations de la marque (S60 & V60).

Son équilibre recentré vers l’arrière avec des porte-à-faux réduit à l’avant et légèrement allongé à la poupe confère à l’auto style et élégance.

Volvo V40 D4

Tandis que le capot plongeant avec de jolies nervures et la proue caractéristique des nouvelles Volvo apporte à l’auto un certain dynamisme.

Sur notre version d’essai Xénium dans sa livrée Gris Argent électrique, la V40 est agrémentée avec élégance par des petites touches de sportivité : jantes 18 pouces « Taranis » et double sortie d’échappement qui renforce le caractère sportif au modèle.

La Volvo V40 bénéficie, en outre, d’un très grand soin de fabrication à l’extérieur.

Si les lignes de la nouvelle compacte suédoise sont pures et sans esbroufe, les amateurs de sportivité choisiront la déclinaison « R-Design » désormais disponible au catalogue.

Pour conclure ce chapitre, nous dirons que la réussite sur plan stylistique nous semble atteinte.

A L’INTERIEUR :

La présentation dans sa livrée haut de gamme Xénium ne manque pas de cachet.

La finition est d’un excellent niveau voir originale, elle s’écarte des diktats germaniques pour leur préférer une qualité de vie conforme aux standards des pays nordiques. Le toit panoramique vitré contribue également à cette ambiance mais demeure une option onéreuse (1 140 euros).

Volvo V40 D4

La sellerie cuir fait partie de la dotation d’origine dès la finition Summum.

Le toucher des différents matériaux comme le volant est très appréciable, Volvo s’est une nouvelle fois perfectionner en ce qui concerne la qualité perçue.

Les assemblages demeurent d’un bon niveau et les matériaux utilisés sont de bonne facture.

Epuré, l’habitacle de la nouvelle V40 s’efforce de cultiver sa différence avec une console centrale flottante chère à la marque suédoise.

Le volant à trois branches s’habille de cuir et d’inserts en aluminium et offre une très bonne prise en main.

Une fois installé à bord, la V40 optimise plutôt bien l’espace disponible offrant à ses occupants une habitabilité relativement correcte. On apprécie d’ailleurs les différents rangements assez malins qui se trouvent aux quatre coins de l’habitacle.

Si l’habitacle n’est pas démesuré, l’habitabilité reste correcte pour la catégorie.

Une voiture dans l’ère du temps :

Le bloc d’instrumentation est inédit et comme c’est très tendance, la V40 vous offre un petit rituel d’accueil dès la mise du contact. L’odomètre se transforme en écran couleur qui dessine les courbes de la V40, sorte de petite « courbette »  pour saluer le maître des lieux.

L’ergonomie dans son ensemble est très soignée, à l’exception du menu de l’ordinateur de bord et du GPS qui imposerait presque d’être à l’arrêt pour être manipulé. Effectivement, les réglages des différents menus (ordinateur de bord & GPS) sont peu intuitifs et relativement complexes pour les novices : une habitude à prendre.

 

EQUIPEMENT :

La dotation de la version haut de gamme « Xénium » est pléthorique avec : la sellerie cuir, Incrustation aluminium brossé, le système démarrage sans clé Keyless start, les rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, l’allumage automatique des feux et détecteur de pluie, le volant 3 branches gainé cuir avec insert aluminium, les phares bi-xénon directionnels et feux de jour à LED, le Pack éclairage, le Pack city Navigation, le Pack Innovation, l’assistance de stationnement semi-automatique, le rétroviseur intérieur électro-chrome sans contour.

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SECURITE :

C’est la marque de fabrique du constructeur suédois et avec cette nouvelle V40, Volvo va encore plus loin en termes de sécurité active.

D’ailleurs il convient de rappeler que la V40 a obtenu la note record aux crash-tests Euro Ncap. L’auto s’est vue décerner le score maximal de cinq étoiles et est gratifiée du nombre de points maximum dans la catégorie « aide à la conduite ».

A ce titre, notre version d’essai disposait justement du « Pack aide à la conduite » comprenant entre autres : le régulateur de vitesse auto-adaptatif, la surveillance de l’angle mort ou l’alerte de franchissement de ligne, etc.

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Malheureusement ces dispositifs imposent de mettre la main au portefeuille (Pack aide à la conduite facturé 1 990 euros), mais sont loin d’être futiles car très utiles au quotidien.

Comme à l’accoutumée chez le constructeur suédois, à chaque nouveau modèle son lot de technologies innovantes en matières de sécurité active.

Enfin, la V40 n’échappe pas à la règle en inaugurant le premier airbag piéton au monde qui lui permettra d’établir un nouveau record par l’organisme Euro Ncap dans la catégorie « Protection des piétons ».

 

TENUE DE ROUTE :

Confortablement installé derrière le volant, grâce à une position de conduite idéale, la Volvo V40 est une invitation au voyage.

Ajoutons que notre version d’essai disposait de la direction assistée électriquement, faisant varier le rapport de démultiplication selon le choix du conducteur (ville/autoroute/sport) moyennant 85 euros l’option. La direction se veut précise et complète remarquablement l’équilibre de son châssis.

Le train avant emprunté de la S60 apporte son lot de dynamisme et un toucher de route rare sur une Volvo. Même en haussant le rythme, la V40 semble évoluer au-dessus du goudron. La direction permet d’enrouler les épingles avec la plus grande facilité.

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Les suspensions filtrent parfaitement les imperfections de la route dans un bon confort de roulage. Ainsi, la V40 présente un comportement stable et un bon pouvoir directionnel.

Cependant, les 400 Nm de couple mettent à mal le train avant. Par conséquent il n’est pas rare d’être confronté à de petites pertes de motricité lorsque le sol est gras.

Notons également les 4 freins à disque de 16,5 pouces (ventilés à l’avant) qui assurent des distances de freinage très sécurisantes.

La progressivité et la puissance de freinage ne souffrent pas la critique avec une distance d’arrêt de 37 mètres pour stopper le véhicule à 100 km/h.

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MOTORISATION :

Si la concurrence allemande compte classiquement des moteurs 4 cylindres, cette suédoise est selon l’habitude de Volvo depuis la 850, un « 5 pattes » et se démarque donc de la concurrence.

Notre exemplaire d’essai est équipé de la variante diesel la plus puissante du catalogue le « D4 ». Ce bloc développe une puissance de 177 ch à 3 500 tr/min et un couple de 400 Nm de 1 500 tr/min à 2 750 tr/min.

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Connu pour sa douceur de fonctionnement et son punch, ce bloc de 1 984 cm3 ne déçoit pas sur ce plan.

Et la première impression dès les premiers tours de roues nous rassure quant à son appartenance à l’architecture d’un cinq cylindres. Sur route, la vivacité et le dynamisme surprennent.

Plutôt disposé à grimper dans les tours, ce moteur permet d’égaler sans mal les bonnes dispositions de ses rivales germaniques.

Grâce à la puissance de son 5 cylindres en ligne et une aérodynamique soignée, la Volvo V40 D4 parvient à franchir les 100 km/h départ arrêté en tout juste 8,3 secondes et d’afficher une vitesse de pointe communiquée par le constructeur à 215 km/h.

Le niveau sonore du moteur à pleine charge est présent dans l’habitacle, mais on reconnaît sans mal la musicalité d’un cinq cylindres ce qui est loin d’être un défaut.

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Par ailleurs, cette Volvo V40 D4 fait des efforts pour devenir frugale, le système « stop & start », qui arrête le moteur quand la voiture est immobilisée tombait donc sous le sens.

Au final la consommation revendiquée par le constructeur en cycle mixte est communiquée à 5,2L/100km et permettra de couvrir selon l’ordinateur de bord environ 1 000 km sans ravitailler : une bonne chose.

BUDGET :

Avec une moyenne normalisée annoncée par le constructeur à 5,2 L/100km et un rejet de CO2 situé à 136 g/km, cette Volvo V40 D4 Geartronic se situe dans la zone neutre du bonus/malus écologique : un bon point.

Nous avons en outre établi une consommation moyenne de 6,0 L/100km tout au long de notre essai. Soit des valeurs tout à fait respectables au vues des performances de l’auto.

L’autonomie grâce à son réservoir d’une contenance de 60 litres s’avère très appréciable avec plus de 1 000 km en conduite mixte (indication annoncée par l’ordinateur de bord).

Affichée à partir de 32 100 euros en version D4 Geartronic Momentum et 37 220 euros en finition haute Xénium, la V40 se place plutôt bien face à la concurrence germanique. A titre de comparaison l’Audi A3 Sportback en finition Ambition Luxe est facturée 35 900 euros en version mécanique contre 35 220 euros pour la Volvo V40 D4 à transmission manuelle mais peut compter sur 27 chevaux de plus.

En revanche la liste des options de cette scandinave est importante et certaines demeurent onéreuses comme le Pack d’aide à la conduite facturé 1 990 euros ou bien le toit panoramique vitré facturé à 1 140 euros.

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De même Volvo facture au prix fort son régulateur de vitesse auto-adaptatif 1 915 euros. A titre de comparaison la même option n’est facturée que 350 euros sur une Audi A3. Quand Mercedes facture la même option « Distronic Plus » à  1 050 euros sur sa nouvelle Classe A.

LIRE LA FIN DE L’ESSAI :

Essai Volvo V40 D4 Geartronic Xénium : conclusion, galerie photos


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