Essai Opel Adam Rocks : l’exploratrice

Essai Opel Adam Rocks

Essai Opel Adam Rocks

Explorer les niches : voilà un procédé qui fonctionne en général plutôt bien pour les constructeurs d’outre-Rhin.

Opel innove en nous proposant le premier “mini crossover”, une niche qui devrait sans doute faire des émules dans les années à venir !

Direction la Lettonie pour découvrir l’Opel Adam Rocks, qui inaugure un nouveau moteur 3 cylindres pétillant.

 

Design : citadine et crossover à la fois

 

Au départ, l’Opel Adam était déjà plutôt bien lotie question design avec une face avant expressive et un profil dynamique.

Les designers Opel n’ont pas eu de difficulté à en produire une version à la fois dynamique et originale sous la forme d’un concept car qui a été bien accueilli. Un an plus tard, l’Adam Rocks est déjà sur les routes.

Voulue comme un mini crossover, la citadine chic Opel est réhaussée de 15 mm, et habillée de protections latérales et de boucliers spécifiques au langage propre aux SUV. Le concept Rocks se poursuit avec un toit ouvrant en toile de série : de quoi aller chasser sur les terres des Fiat 500C et DS3 Cabrio.

Opel Adam Rocks

Opel Adam Rocks

 

On retrouve bien entendu la possibilité de sélectionner une couleur différente pour le pavillon et pour la caisse comme c’est le cas sur ce modèle, dont même les jantes 18 pouces reçoivent des enjoliveurs clipsables assortis au toit !

 

A vivre : une petite très connectée

 

Bien présentée, l’Opel Adam Rocks évolue dans la sphère des citadines chic avec une jolie planche de bord aux bandeaux personnalisables. Ici le bleu métallisé est en rappel de la teinte extérieure “Let it blue”.

Planche de bord Opel Adam Rocks

Planche de bord Opel Adam Rocks

On trouve rapidement ses marques aux places avant, avec deux sièges réglables en hauteur. Le conducteur profite d’un volant à jante épaisse au cuir bi-ton : le tempérament dynamique de cette Adam Rocks est bien exploité.

 

Le toit ouvrant en toile s’ouvre à peine en 5 secondes, et ce jusqu’à 200 km/h ! Un moyen de prendre le soleil de temps à autre en roulant sans se payer un vrai cabriolet.

 

Opel a été l’un des premiers constructeurs à exploiter la piste d’une connectivité poussée entre système multimédia embarqué et smartphone. Ici le GPS “BringGo” est donc chargé sur un téléphone raccordé en USB, et affiché sur le vaste écran 7 pouces de ce système IntelliLink. Le principe est bien trouvé, dommage que l’affichage de la navigation soit aussi perfectible lorsque la voiture change de direction. On peut facilement rater une intersection et perdre du temps bêtement.

 

IntelliLink Opel Adam Rocks

IntelliLink Opel Adam Rocks

Les technologies embarquées sont nombreuses dans l’Adam Rocks : stationnement automatisé, détecteur d’angle mort, radar avant…

Bien présentée, l’Adam Rocks chahute cependant ses passagers en raison d’un amortissement ferme et handicapé par des pneumatiques taille basse.

Sous le hayon, le volume du coffre déçoit un peu avec seulement 170 L. Les utilisateurs devraient régulièrement rabattre les dossiers arrière pour accroitre la capacité de chargement.

 

A conduire : un nouveau moteur très bien conçu

 

Rappelons que l’Adam est exclusivement disponible avec des moteurs essence, ce qui ne change évidemment pas pour l’Adam Rocks.

Les acheteurs auront le choix entre deux blocs : le 1.4 atmosphérique de 87 ch et le nouveau 1.0 Ecotec turbocompressé de 115 ch.

Si le 1.4 de 87 ch nous avait laissés sur notre faim avec une souplesse limitée lors de notre essai de l’Adam, cette fois-ci le couple du nouveau 3 cylindres fait la différence.

Moteur 1.0 Ecotec Opel Adam Rocks

Moteur 1.0 Ecotec Opel Adam Rocks

Les performances font un bond : les reprises de 80 à 120 km/h en 5ème sont réalisées en 10,9 s, contre 17,8 s pour le vieillissant 1.4 !

Et pour ne rien gâcher, ce moteur est bien insonorisé avec un son qui n’a rien de celui d’une voiturette.  Ce nouveau 115 ch est associé à une boite manuelle à 6 rapports également inédite, précise et bien étagée.

Opel Adam Rocks

Opel Adam Rocks

 

Dans les rues pavées et défoncées de Riga, la capitale de la Lettonie, l’Adam Rocks souffre d’une mauvaise tenue de cap. La faute aux énormes pneumatiques 18 pouces taille basse, heureusement optionnels. Sur une citadine, la monte 17 pouces d’origine est déjà largement suffisante pour bien ressentir les irrégularités de la chaussée.

 

Heureusement, le dynamisme de l’auto permet d’oublier ce défaut avec un comportement agile et efficace.

A noter que le moteur actuel 1.4 de 87 ch n’est pas conforme aux normes Euro 6 et sera remplacé d’ici quelques mois par une version dégonflée du 1.0 de 115 ch, avec 25 ch de moins. Un moteur qui devrait très logiquement apparaitre en premier sur la nouvelle Corsa génération E.

 

Budget

 

La gamme de l’Adam Rocks est on ne peut plus simple, avec une finition unique et les deux motorisations vues plus haut.

A 17450 euros, l’Adam Rocks 1.4 est donc plutôt aguicheuse. L’équipement de série comprend régulateur-limiteur de vitesse, pression des pneumatiques, aide au démarrage en côte, volant cuir, climatisation manuelle, toit ouvrant en toile électrique, système IntelliLink avec écran tactile, 7 haut-parleurs, bluetooth, prise USB, jantes alliage 17 pouces, sellerie mixte et la présentation spécifique qui va bien.

Opel Adam Rocks

Opel Adam Rocks

 

Malheureusement la nouveauté moteur se paye cher : l’Adam Rocks 1.0 de 115 ch est facturé 2200 euros de plus !

 

En consommation, cet Adam Rocks ( car Opel nous dit qu’il est masculin ) n’est pas aussi sobre que cela en raison très certainement d’un poids à vide de 1166 kg qui n’a rien de réduit pour un gabarit de 3,74 m de long. Autre raison : un dynamisme privilégié, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Du coup, les émissions de CO2 sont situées à 119 g, et la consommation mixte oscille entre 5 et 7 L suivant le type de parcours et de conduite.

Opel Adam Rocks

Opel Adam Rocks

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