Les ventes de voitures hybrides patinent

Prise BMW 330e

Prise BMW 330e

Alors que l’offre est de plus en plus vaste en matière de voitures hybrides, les ventes sont en baisse en France ! Sur les 10 premiers mois de l’année 2015, il s’était vendu 49362 voitures hybrides, soit 3,12 % du marché. Alors que le diesel chute et que l’offre en voitures hybrides se développe, on aurait pu s’attendre à une progression de ces motorisations. Mais sur les 10 premiers mois de 2016, il ne s’est vendu que 46091 voitures hybrides, soit 2,78 % du marché.

La sauce ne prend pas, alors que dans le même temps les voitures électriques progressent en passant de 0,85 % à 1,06 % du marché.

En revanche dans ces chiffres de voitures hybrides se cachent les voitures hybrides rechargeables : celles-ci progressent en passant de 4184 unités et 0,26 % du marché à 6204 voitures pour 0,37 % du marché.

Ces chiffres sont donc une vraie sanction pour les voitures hybrides non rechargeables. Il faut dire qu’en 2016 les montants de bonus écologiques ont chuté, et même disparu pour ces véhicules.

Une offre sinistrée pour les voitures hybrides non rechargeables

Suite à la disparition du malus écologique pour les voitures hybrides non rechargeables, le grand perdant est incontestablement Toyota qui a développé une offre vaste dans ce domaine. De la Yaris au RAV4 en passant par l’Auris et la Prius, l’hybridation est presque partout.

Mais ce modèle nippon ( ni mauvais mdr ) n’aura finalement pas convaincu les autres constructeurs. Après une expérience de plusieurs années, PSA a renoncé à sa technologie Hybrid4 apparue sur le premier Peugeot 3008 et la DS 5. Le nouveau Peugeot 3008 arrive sur le marché sans hybridation, il faudra attendre quelques années avant de revoir des Peugeot hybrides, cette fois ci en essence et avec recharge.

Chez Renault, tout a été concentré sur l’électrique pour les voitures zéro émission. Pas d’hybride non plus au catalogue, et si une Renault Mégane et un Scénic Hybrid assist arrivent en 2017 ce n’est qu’une hybridation légère. Le moteur électrique de ces Renault ne pourra pas servir à rouler en tout électrique, du fait d’une faible puissance, et d’une petite batterie.

Qui investit aujourd’hui dans les voitures hybrides standard ? Pas grand monde. BMW recentre en effet son offre sur les hybrides rechargeables : l’ex Série 3 ActiveHybrid 3 est remplacée par la nouvelle BMW 330e.

Le développement assez lent des voitures hybrides rechargeables

L’offre en matière de voitures hybrides rechargeables est assez peu développée. Du fait de leur tarif copieux, ce sont essentiellement des voitures premium qui en proposent.  Il s’agit souvent pour de gros véhicules puissants d’éviter les méchants montants de malus, comme par exemple avec la nouvelle Porsche Panamera 4 E-Hybrid affichée…110 222 euros !

Et oui, rouler en voiture hybride rechargeable n’est pas à la portée de tous. Parmi les exemples de généralistes, nous avons le Mitsubishi Outlander PHEV, ou la Volkswagen Passat GTE. Il faut compter 47250 euros pour le premier, et 48430 euros pour la seconde.

Un tel véhicule ne donne plus droit qu’à un malus de 1000 euros, contre 4000 euros il n’y a pas si longtemps !

Les voitures hybrides rechargeables sont chères, et davantage que les hybrides classiques. Normal, elles doivent embarquer de plus grosses batteries pour disposer d’une autonomie en tout électrique, et aussi d’un moteur électrique suffisamment puissant. Ces équipements se facturent au prix fort et font grimper le tarif de ces voitures.

En additionnant la puissance du moteur thermique et du moteur électrique, ces modèles tournent en général au bas mot à 200 ch. Vous l’avez compris, les voitures hybrides rechargeables sont donc élitistes, et prendront encore un peu de temps pour se démocratiser.