Essai WRC 6 sur PS4

Essai WRC 6 sur PS4

Un an après la sortie de WRC 5, nous voilà face à WRC 6. Une telle licence mérite en effet une mise à jour annuelle pour bénéficier des évolutions des teams, des autos, des pilotes…A la manière de F1 2016, WRC 6 nous permet donc de bénéficier de l’intégralité du programme de la saison et même un peu au-delà.

Depuis WRC 5, la concurrence s’est renforcée avec l’arrivée de Sébastien Loeb Rally Evo et Dirt Rallye. Mais au final Sébastien Loeb Rally Evo ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, seul Dirt Rallye est un concurrent sérieux.

Au premier démarrage du jeu, WRC 6 nous entraîne immédiatement sur une introduction sous forme de fin de saison. La bonne idée est de sonder votre niveau pour vous donner ensuite un style de pilotage et des adversaires à votre taille. Plutôt bien vu au lieu d’une simple arrivée sur un menu.

Vous, je ne sais pas, mais moi j’ai toujours un peu de mal à me passionner pour les voitures de WRC actuelles. Une Fiesta en fin de vie ou une Hyundai i20 bodybuildée, cela ne fait pas vraiment rêver…Même en vrai, ces engins n’en mettent pas vraiment plein les yeux. Du moins à l’arrêt ! Car les performances et les capacités sont bien évidemment plus qu’affûtées.

Le gameplay de WRC 6 est assez arcade dans l’esprit, et rapide à prendre en main, avec la possibilité de configurer les commandes comme on le souhaite. Sur une simple manette PS4, cela permet notamment de placer la commande du frein à main au même endroit que dans vos autres jeux favoris. Au démarrage d’une spéciale, il est désormais possible de faire un faux départ et de recevoir une pénalité de 10 secondes.

WRC 6 n’impose pas véritablement un volant pour peaufiner ses trajectoires, et se montre tout à fait jouable sur la manette d’origine.

Bon point : on peut pratiquer la spéciale de rallye de son choix à tout moment de la journée, y compris de nuit. Voilà qui permet quelques excentricités et ajoute un peu de piment. WRC 6 améliore les infos apportées par le copilote avec un classement de virages jusqu’à 9 et non plus jusqu’à 6. On peut également comme sur Dirt Rallye faire avancer ou reculer l’arrivée des infos suivant sa manière de mémoriser et de préparer le prochain virage. Ces infos deviennent plus précieuses que jamais car les flashbacks ont été retirés ! La moindre erreur pourra donc se payer cher.

Multijoueur avec écran scindé en vertical est également au menu : un plus pour prolonger la durée de vie du jeu.

Essai WRC 6 sur PS4

Essai WRC 6 sur PS4

Côté graphique, les ambiances sont réussies avec de belles intros à chaque rallye, commentées en français. Dans une spéciale en revanche, on remarque de nombreux soucis d’affichage ( aliasing et tearing ). Malgré tout, rien de dramatique, et aucun bug qui gêne le déroulement du jeu. Les voitures en elles-mêmes sont bien modélisées, et le son des moteurs est assez correct. Même si le rendu visuel est toujours plaisant dans un jeu, ce n’est pas non plus en soi ce qui fait la durée de vie du jeu.

Au niveau simulation, le choix des pneumatiques et des conditions météo était déjà présent sur WRC 5. On peut également faire sauter les aides à la conduite et opter pour une transmission manuelle, à l’ancienne. Sans aller aussi loin que Dirt Rallye, WRC 6 permet déjà d’aller faire de la glisse dans des conditions très variées.

Le réalisme des dégâts n’est pas oublié : une crevaison imposera un changement de roue, et une pénalité de 30 secondes. La durée des spéciales a été allongée, la piste a été rétrécie et il n’est pas non plus possible de couper des virages n’importe comment.

Bilan 

Comme pour tout jeu de rallye, seuls les afficionados y passeront des centaines d’heures. Car même en étant amoureux des voitures et fan de jeux de pilotage, un jeu de rallye demeure malgré tout toujours un peu pénible à la longue.

Cette nouvelle édition de WRC 6 ne révolutionne donc pas le genre mais sera un passage obligé pour les fans de WRC qui n’avaient pas acheté WRC 5.

Développé par un studio français, Kylotonn, WRC 6 est plus accessible que Dirt Rallye et se montre parfaitement complémentaire avec son programme complet de la saison 2016 de WRC. En progrès sur de nombreux points, WRC 6 va donc plus loin que l’ancien épisode et devrait trouver son public.

Et pour ceux qui se sentiraient pousser des ailes, n’oubliez pas que désormais un Championnat du monde eWRC se déroule en parallèle du Championnat de WRC. Le 29 octobre, un jeune pilote allemand “aTTaX johnson est devenu le premier champion du monde eSports WRC. Les épreuves se déroulaient sur WRC 5, et le champion eWRC a remporté une vraie Hyundai i20 d’une valeur de 20.000 euros offertes par Hyundai !

Voilà qui pourrait motiver les “ePilotes” à se mettre sérieusement au boulot sur le nouveau WRC 6…

On a aimé :

-Tout le programme de la saison WRC 2016

-gameplay agréable avec une manette

-conduite de nuit possible

-copilote précis

-contenu complet

On a moins aimé :

-fluidité gâchée par les défauts d’affichage

-durée de vie en solo

-mode carrière peu imaginatif

 

Essai WRC 6 sur PS4

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