Essai Mitsubishi ASX 1.8 Di-D Instyle : à conduire, et bilan

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A conduire

Sur route, Mitsubishi ASX est assez plaisant à conduire. Les suspensions bien calibrées pour ce type de véhicule assurent un bon filtrage que ce soit à basse ou à haute vitesse. De plus, même en adoptant un rythme soutenu, le comportement demeure sain et sécurisant. Le train avant précis inscrit parfaitement le véhicule en courbe tandis que le train arrière multibras assure une stabilité sans faille. Mais attention, ce crossover n’a pas une vocation de conduite sportive. Lors d’enchaînement rapide de virage, le roulis important calme très vite les ardeurs du conducteur. Les suspensions ont parfois tendance à pomper légèrement, phénomène quasi absente de son grand frère l’Outlander. Enfin, on regrette que la direction manque de précision dans la zone du point milieu ce qui procure une sensation de flou désagréable sur autoroute.

Mitsubishi inaugure sur son ASX une mécanique diesel inédite et très prometteuse. Ce moteur, entièrement développé en interne par la marque, développe une puissance de 150ch à 4000 tr/min pour une cylindrée de seulement 1798cm3. Le couple maximal de 300 Nm est atteint dès 2000 tr/min. Cette prouesse est rendu possible grâce au calage variable à l’admission et au faible taux de compression (14,9/1) un record dans la catégorie. Ces spécificités laissent déjà présager des qualités mécaniques remarquables. Le premier contact avec ce nouveau 1.8 Di-D est un peu décevant. Au démarrage, on constate une sonorité très typée diesel avec un claquement bien perceptible dans l’habitacle. Le bruit reste élevé lors des accélérations où un sifflement rappelle au conducteur la présence du turbo à géométrie variable. Passé les premiers kilomètres, le moteur se fait presque oublier à régime stabilisé. Un peu creux à bas régime, il manque de progressivité. Le couple arrive subitement à 2000 tr/min ce qui provoque dans certains cas des à-coups. Les accélérations sont honorables pour ce type de véhicule avec le 0 à 100 km/h réalisé en 10 secondes (9,7 secondes en 2 roues motrices). Les reprises sont tout aussi convaincantes malgré un étagement de rapports de boîte plutôt long. A l’usage, ASX se révèle très économique avec une consommation inférieure à ses concurrents directs. Le constructeur annonce une consommation mixte de 5,7 L/100 km là où Nissan Qashqai atteint 6,5 L/100 km. Lors de notre essai, nous avons enregistré une consommation moyenne de 6,4 L/100km sur un parcours alternant route et ville ce qui confirme la sobriété prétendue par les chiffres constructeur. Le moteur est accouplé à une boîte de vitesses mécanique à six rapports. Sa commande est ferme et précise mais un peu bruyante. Notez enfin que l’ASX reçoit, quelque soit la finition, le Stop&Go. Ce système coupe le moteur lors de l’arrêt du véhicule et le redémarre automatiquement à la moindre sollicitation de l’embrayage. Le dispositif est très réactif et permet d’abaisser la consommation en ville. Dommage qu’il soit peu discret en engendrant des soubresauts à la coupure du moteur.

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Lorsque l’on quitte l’asphalte, Mitsubishi ASX reste très à l’aise quelque soit l’état du sol. Néanmoins, la garde au sol réduite et l’absence de boite de transfert avec vitesses courtes limite les capacités de franchissement. Pour une utilisation 4×4 pure et dure, il faudra s’orienter vers ses grands frères Pajero ou L200. Malgré tout, la transmission intégrale apporte un plus indéniable que ce soit sur chemin boueux ou sur sol enneigé. Nous n’avons pas pu tester le véhicule dans de telles conditions mais nous avons pu apprécier la motricité irréprochable en 4 roues motrices lors de démarrage en forte pente sur de la terre.

Bilan

Dernier arrivée sur le segment très convoité des crossover, ASX constitue une alternative très sérieuse au Nissan Qashqai. Son potentiel de séduction auprès de la clientèle est important grâce à son design « sportif », son habitabilité et la sobriété de son moteur diesel. Ses qualités feront très vite oublier quelques défauts comme la tristesse de son habitacle ou le manque de rangement, d’autant plus que le tarif est plus que raisonnable compte tenu des équipements de série.

Ce que nous avons aimé :

Look sportif
Tarif abordable
Habitabilité
Consommation

Ce que nous avons moins aimé :

Habitacle triste
Direction perfectible
Rangements modestes

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Une réflexion au sujet de « Essai Mitsubishi ASX 1.8 Di-D Instyle : à conduire, et bilan »


  1. Après 6000 kms je confirme la faible consommation, le confort général de conduite et le moteur diesel 150 CV vif et agréable. Dommage que l’intérieur soit tout noir et qu’il n’y ait pas en France d’importation du modèle 2L essence.

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