Hyundai n’est pas du genre à rester spectateur. Alors que Ford a lancé cette année son Puma électrique et que Renault mise gros sur la renaissance de la 4L en version branchée, le constructeur coréen sort ses griffes. À l’occasion du salon de Munich 2025, Hyundai lèvera le voile sur un concept inédit qui annonce clairement la couleur : l’offensive se joue dans le segment des crossovers urbains électriques.
Un design qui annonce la suite
Pour l’instant, on n’a droit qu’à trois teasers officiels, mais suffisamment suggestifs pour deviner le message. Nez affûté, optique ultra-fine façon Ioniq 6, calandre recouverte de centaines de pixels LED signature Hyundai et, à l’arrière, toit plongeant, ailes musclées et un ducktail spoiler qui rappelle davantage un coupé sportif qu’un simple SUV compact. Bref, Hyundai veut casser l’image trop sage de certains concurrents avec un look plus musclé et assumé.
Ce concept s’inscrit dans le sillage du langage stylistique « Art of Steel », inauguré sur l’Initium et repris sur le Nexo hydrogène. Une manière pour la marque de revendiquer une nouvelle ère, à mi-chemin entre brutalité high-tech et élégance minimaliste.
Pas qu’un exercice de style : le futur Ioniq 2
Chez Hyundai, un concept n’est jamais un simple délire de designers. Le Hyundai 45 avait donné l’Ioniq 5, le Seven a abouti à l’Ioniq 9… On peut donc miser gros : ce prototype sera la première esquisse du futur Ioniq 2, attendu dès 2026.
Ce modèle viendra se positionner entre l’Inster (citadine électrique abordable) et le Kona Electric (SUV compact déjà bien installé), avec un objectif clair : tailler des croupières aux Renault 4 et Ford Puma Gen-E. Hyundai n’avance pas encore ses chiffres, mais les rumeurs parlent de 480 km d’autonomie, soit un avantage sérieux sur ses rivaux européens.
Basé sur la plateforme E-GMP, déjà exploitée par le Kia EV3, ce futur Ioniq 2 devrait aussi profiter de la recharge ultra-rapide maison, capable de récupérer 80 % de batterie en une vingtaine de minutes. De quoi séduire ceux qui ne veulent plus perdre leur temps aux bornes.
Le bon timing pour Hyundai ?
Sur le papier, le timing est parfait. L’Europe va imposer des quotas électriques de plus en plus sévères, et la clientèle bascule doucement vers des SUV zéro émission abordables. Renault a créé le buzz avec sa R5 et sa 4L électriques, Ford dispose de son Puma Gen-E pour surfer sur la vague, et Hyundai – qui a déjà marqué des points avec ses Ioniq 5 et 6 – ne veut pas se laisser doubler.
Reste la question du prix. Si Hyundai parvient à positionner son Ioniq 2 sous les 30 000 €, il pourrait devenir le cauchemar de ses concurrents. Mais si le ticket d’entrée grimpe trop haut, Renault et sa R4 au marketing nostalgique risquent de lui voler la vedette.
Verdict à Munich
En attendant, Hyundai fait monter la sauce. Les teasers sont calibrés pour titiller la curiosité, le discours officiel parle d’une « vision avant-gardiste » et les réseaux sociaux s’enflamment déjà autour de ce mystérieux SUV coupé électrique. Verdict dans quelques semaines, à Munich.
Une chose est sûre : dans la bataille des crossovers électriques, Hyundai n’a pas l’intention de jouer les seconds rôles.
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