Thierry Métroz dévoile la deuxième génération du DS 7, qui devient DS N°7

DS N°7
DS N°7

DS n’a pas besoin d’en dire beaucoup pour dire l’essentiel. En publiant ces premières images officielles du futur N°7 sur Instagram, Thierry Métroz, directeur du style de DS Automobiles, envoie surtout un signal : le véritable pivot de sa gamme arrive. Et ce n’est pas un hasard si ce SUV, appelé à remplacer le DS 7, se montre maintenant, alors même que la N°8 occupe encore le rôle de vitrine technologique et stylistique.

Car derrière les jeux de lumière et les silhouettes masquées, l’enjeu est clair. Le N°7 ne sera pas un manifeste, mais un pilier. Celui sur lequel DS espère enfin installer des volumes de ventes cohérents avec ses ambitions premium, dans un segment dominé sans partage par les Audi Q5, BMW X3 et Mercedes GLC.

Un changement de stature assumé

À défaut de dévoiler ses lignes définitives, DS laisse filtrer une intention. Le futur N°7 s’annonce plus long, plus large visuellement, plus posé sur la route que le DS 7 actuel. Avec une longueur qui devrait flirter avec les 4,70 mètres, le SUV monte clairement d’un cran. Ce n’est pas anodin : le DS 7 avait parfois donné l’impression de jouer à armes inégales face à ses rivaux allemands, plus imposants, plus lisibles dans leur positionnement. Voilà qui donnerait aussi un bel espace pour un SUV plus compact : à quand un DS N°5 ?

Le style du N°7 semble aller dans le même sens. Fini les volumes très sculptés et parfois complexes. Le N°7 adoptera des surfaces plus tendues, une proue verticale et un capot horizontal qui renforcent cette recherche de prestance. La calandre, désormais pleine sur les versions électrifiées, intègre le logo DS rétroéclairé, devenu signature de la marque. Un choix esthétique cohérent, mais aussi dicté par l’aérodynamique, enjeu central pour un modèle qui se veut aussi électrique.

On devine aussi à travers le camouflage de petits traits lumineux qui font la jonction entre les blocs optiques et le logo : une obligation européenne pour les normes d’homologation.

DS N°7
DS N°7

STLA Medium, la colonne vertébrale de Stellantis

Techniquement, le N°7 s’inscrit pleinement dans la nouvelle organisation industrielle de Stellantis. Il repose sur la plate-forme STLA Medium, déjà utilisée par la N°8, les Peugeot 3008 et 5008 de nouvelle génération, ainsi que le Citroën C5 Aircross 2. Une base multi-énergies, pensée dès l’origine pour accueillir aussi bien des motorisations thermiques électrifiées que des chaînes de traction 100 % électriques.

Le N°7 sera proposé en MHEV 145 ch, en hybride rechargeable de 195 ch, mais aussi en version électrique. Sur ce point, la marque devrait reprendre plusieurs configurations déjà vues sur la N°8, avec des puissances allant d’environ 210 à 360 ch, en deux ou quatre roues motrices.

L’autonomie annoncée, supérieure à 700 km WLTP pour la version la plus efficiente ( en deux roues motrices ) place le N°7 électrique dans le haut du panier. Reste à vérifier si ces chiffres résisteront à une utilisation réelle, terrain sur lequel certains concurrents premium ont parfois déçu.

À l’intérieur, la promesse doit être tenue

C’est sans doute à bord que le N°7 sera le plus attendu. DS n’a jamais manqué d’idées en matière de présentation intérieure, mais a parfois souffert d’un décalage entre ambition affichée et perception réelle. Le futur SUV devrait reprendre l’architecture de la N°8 : grand écran central de 16 pouces, volant à quatre branches en forme de X, réduction drastique des commandes physiques.

Sur le papier, tout y est. Dans les faits, DS n’a plus droit à l’approximation. Face à un BMW X3 dont l’ergonomie progresse génération après génération, ou à un Mercedes GLC très technologique sans être ostentatoire, le N°7 devra convaincre par la qualité des matériaux, l’assemblage et la cohérence globale. C’est là que se jouera une partie essentielle de sa crédibilité.

DS N°7
DS N°7

Une production italienne, symbole d’une nouvelle ère

Autre changement notable : le lieu de production. Le N°7 ne sera plus assemblé à Mulhouse, mais à Melfi, en Italie, aux côtés de la N°8, du Jeep Compass et de la future Lancia Gamma. Un choix industriel rationnel à l’échelle de Stellantis, même s’il pourra surprendre les amateurs de “made in France”.

Attendu pour le printemps 2026, le DS N°7 n’aura pas le droit à l’erreur. Plus que la N°8, plus conceptuelle, c’est lui qui dira si DS est capable de transformer ses ambitions premium en succès commercial durable. Le marché des SUV intermédiaires est saturé, ultra-concurrentiel, et dominé par des acteurs solidement installés.

Pour DS, ce nouveau modèle est très important car les volumes de vente doivent progresser rapidement. L’enjeu est forcément bien plus conséquent que pour une DS N°8, plus élitiste.

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A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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