
Polestar persiste et signe. Cinq ans après le concept Precept, voici la Polestar 5, une grande routière de cinq mètres qui assume son rôle de vaisseau amiral. Tout y est : design lissé façon aviation, silhouette tendue, toit panoramique de plus de deux mètres, et une aérodynamique peaufinée pour afficher un Cx de 0,24. Le constructeur suédois, ex-carte premium de Volvo devenu marque à part entière, a décidé de jouer la carte du luxe électrique sans compromis.
Entre Tesla et Porsche, une troisième voie
Avec ses 650 kW (884 ch) et 1 015 Nm pour la version Performance, la Polestar 5 n’a pas peur des références. Tesla Model S Plaid d’un côté, Porsche Taycan Turbo S de l’autre, les deux poids lourds du segment ont trouvé une rivale qui choisit l’équilibre entre brutalité et élégance. Moins radicale qu’une Tesla, plus minimaliste qu’une Porsche, la Suédoise trace sa voie avec un châssis inédit en aluminium collé, plus rigide qu’une supercar. Un choix technique qui rappelle l’obsession des ingénieurs britanniques de Lotus, mais appliqué ici à un coupé 4 portes de près de deux tonnes et demie.
Une cabine vitrine de la durabilité
Le discours scandinave ne se limite pas à l’esthétique. Polestar pousse son credo durable jusqu’aux détails : matériaux bio-sourcés à base de lin, plastiques recyclés, selleries en MicroTech ou cuir certifié. Même le coffre de 365 litres arbore des fibres naturelles apparentes. À bord, les sièges Recaro donnent le ton : position basse, maintien sportif, mais confort suédois. À l’arrière, deux fauteuils séparés avec ventilation et massage rappellent qu’il s’agit avant tout d’une GT de grand luxe.

La technologie comme colonne vertébrale
Pas de surenchère gadget : l’écran central de 14,5 pouces sous Android Automotive fait office de hub, avec Google intégré et une interface retravaillée pour rester intuitive. En face du conducteur, un affichage tête haute complète un combiné digital minimaliste. La partie audio, elle, coche la case grand spectacle avec un système Bowers & Wilkins de 21 haut-parleurs et 1 680 watts. Côté assistance, la Polestar 5 embarque onze caméras, un radar, une batterie de capteurs ultrason et le Pilot Assist jusqu’à 150 km/h.

Performances et autonomie sous haute tension
La plateforme maison PPA accueille une batterie de 112 kWh (106 utiles) fonctionnant sous 800 volts. Résultat : recharge de 10 à 80 % en 22 minutes sur borne 350 kW, et jusqu’à 670 km WLTP pour la version Dual Motor. La Performance tombe à 565 km, mais abat le 0 à 100 km/h en 3,2 secondes. Autant dire qu’elle coche toutes les cases de la GT électrique capable de mêler voyages et accélérations catapultantes.
Un prix qui bouscule le segment
119 900 € pour la Polestar 5 Dual Motor, 142 900 € pour la Performance : l’addition est salée, mais cohérente face à la concurrence allemande et américaine. Surtout, la marque joue la carte de l’exclusivité en misant sur un design singulier et une image d’avant-garde. On est loin des débuts timides de Polestar 1, et plus proche d’un manifeste industriel qui cherche à montrer que le luxe électrique peut se conjuguer avec cohérence.
La Polestar 5 est plus qu’une nouvelle voiture électrique : c’est une déclaration de maturité. Design pur, technologie solide, matériaux durables et prestations haut de gamme. Une alternative crédible à Tesla et Porsche, qui marque une étape décisive pour une marque encore jeune mais qui entend bien s’imposer dans le cercle fermé des GT d’exception.
D’ailleurs, une reconnaissance internationale vient d’avoir lieu avec l’arrivée récente du modèle dans l’un des jeux vidéo les plus célèbres de la Playstation : Gran Turismo 7.






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