
Peugeot n’a pas choisi Bruxelles par hasard. Dans un contexte européen tendu, entre transition énergétique accélérée et clients de plus en plus attentifs au rapport valeur-prix, la marque au lion investit le Salon de l’Automobile de Bruxelles 2026 avec une ambition claire : rappeler qu’elle reste l’un des acteurs centraux du marché généraliste. Pas par des effets d’annonce, mais par une démonstration de gamme.

La nouvelle Peugeot 408 en éclaireur
La véritable nouveauté du stand, celle qui donne le ton, c’est la nouvelle Peugeot 408. Plus qu’une simple berline, elle se positionne comme une vitrine stylistique, assumant une silhouette à part dans un paysage automobile souvent trop consensuel. Peugeot joue ici une carte déjà exploitée par Renault avec l’Arkana ou Citroën avec la C5 X, mais en poussant plus loin l’expressivité. La 408 vise clairement une clientèle lassée des SUV classiques sans vouloir revenir à une berline tricorps traditionnelle. Un pari risqué, mais nécessaire pour exister autrement que par le prix.
Cette nouveauté sera présentée lors d’une conférence de presse le vendredi 9 janvier, à 9h20.

e-208 GTi : le retour d’un mythe sous haute tension
Autre attraction majeure, la e-208 GTi, présentée en exclusivité belge. Le simple retour du badge GTi suffit à réveiller une mémoire collective encore très vive. Sauf qu’en 2026, la sportivité se conjugue en silence. Le choix du 100 % électrique est symbolique, mais aussi stratégique. Peugeot viendra ainsi concurrencer une certaine Alpine A290. Le défi sera de convaincre les puristes que le plaisir peut survivre sans moteur thermique.

Une gamme cœur de marché solidement renouvelée
Autour de ces nouveautés, Peugeot déroule une gamme particulièrement dense. La 208 continue de jouer la carte du design et de la technologie embarquée, tandis que le 2008 renforce son positionnement de SUV urbain polyvalent. La 308 et ses déclinaisons électriques, y compris la rare e-308 SW, rappellent que Peugeot reste l’un des rares constructeurs à croire encore au break compact zéro émission. Un choix de niche, certes, mais cohérent pour une clientèle familiale qui refuse le SUV par principe.
3008 et 5008 : l’électrique devient enfin crédible
C’est toutefois du côté des 3008 et 5008 que Peugeot envoie ses messages les plus structurants. Le e-3008 Dual Motor, avec ses 325 ch et ses quatre roues motrices, vise clairement le haut du segment des SUV électriques compacts, là où Tesla et Volkswagen imposent leurs standards. Le e-5008, disponible en plusieurs niveaux d’autonomie et jusqu’à sept places, vient combler un vide sur le marché : celui du grand SUV familial électrique réellement polyvalent. Peugeot ne promet pas des miracles, mais des chiffres enfin exploitables au quotidien.
Lire notre essai du Peugeot 3008 Dual Motor
Utilitaires et services : le pragmatisme avant tout
Peugeot n’oublie pas les professionnels, avec les Partner, Expert et Rifter, proposés en versions électriques mais aussi thermiques, preuve que la transition reste progressive. À cela s’ajoute une évolution notable des services connectés, désormais inclus sans abonnement pendant dix ans sur les modèles électriques. Navigation optimisée, gestion de la recharge, préconditionnement : des outils concrets, loin des gadgets marketing.
Une offensive commerciale assumée
Enfin, Peugeot accompagne cette démonstration produit d’une offensive commerciale rarement aussi agressive : bonus reprise élevés, garanties étendues jusqu’à huit ans, financements à taux zéro et primes de recyclage adaptées aux nouvelles contraintes urbaines. Le message est limpide : Peugeot veut vendre, et pas seulement exposer.
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