Ouverture des commandes pour la nouvelle Audi RS 5 hybride

Audi RS5 Avant 2026
Audi RS5 Avant 2026

Pour la première fois, Audi Sport électrifie sérieusement sa lignée RS avec une hybride rechargeable qui ne cherche pas à s’excuser, la toute nouvelle RS 5. Au contraire, elle revendique ses 639 ch comme un étendard, tout en promettant de pouvoir traverser la ville sans brûler une goutte d’essence.

Sous le capot, on retrouve le V6 2.9 TFSI biturbo, bien connu des amateurs, épaulé ici par un moteur électrique conséquent. Résultat : 825 Nm et un 0 à 100 km/h annoncé en 3,6 secondes. Cette RS devient une machine à double visage, capable d’aligner jusqu’à 84 km en mode électrique, tout en affichant des chronos de premier plan. Audi France ouvre désormais les commandes, et c’est l’occasion de se repencher sur les tarifs, et aussi l’absence de tout malus écologique : merci l’hybridation !

Le poids de l’électrification, mais aussi ses avantages

Évidemment, cette mutation ne se fait pas sans contrepartie. Avec plus de 2,4 tonnes sur la balance, cette RS 5 flirte avec des sommets rarement atteints dans la catégorie. C’est là que le discours d’Audi devient intéressant. Plutôt que de nier ce surpoids, la marque mise sur une sophistication accrue du châssis.

Le système de transmission quattro évolue profondément avec l’arrivée du Dynamic Torque Control. Derrière ce nom, une promesse ambitieuse : redistribuer le couple entre les roues arrière avec une réactivité quasi instantanée. Sur le papier, jusqu’à 2 000 Nm peuvent être modulés en quelques millisecondes. De quoi compenser l’inertie et offrir un comportement plus incisif que ce que le gabarit pourrait laisser craindre.

On pense forcément à la BMW M3 Competition, référence actuelle en matière de précision de conduite, ou encore à la Mercedes-AMG C 63 S E Performance, elle aussi passée à l’hybride rechargeable. Cette dernière a d’ailleurs essuyé pas mal de critiques pour son manque d’émotion mécanique. Audi joue ici une partition différente : conserver un V6, là où Mercedes a opté pour un 4 cylindres. Un choix qui pourrait peser lourd dans le ressenti. Même si certains regretteront forcément l’époque révolue des blocs V8 sur la RS 5…

Audi RS5 2026
Audi RS5 2026

Une RS du quotidien… vraiment ?

Audi insiste sur la polyvalence de sa nouvelle RS 5. Et pour une fois, l’argument ne sonne pas creux. Pouvoir rouler en électrique sur des trajets quotidiens, éviter le malus écologique avec des émissions annoncées sous les 90 g/km, tout en conservant des performances de supercar compacte… la promesse est séduisante.

Reste à voir si cette dualité fonctionne dans la vraie vie. L’histoire récente a montré que les sportives hybrides rechargeables excellent sur la fiche technique, mais peinent parfois à convaincre sur la durée. Entre gestion des batteries, poids et sensations filtrées, l’équilibre est délicat.

Visuellement, Audi ne prend pas de risques… et c’est probablement ce que les clients attendent. La RS 5 conserve cette posture large et musclée, avec des ailes gonflées et une signature lumineuse travaillée. La version Avant, toujours aussi rare dans ce segment, reste un argument à part entière face à une concurrence qui délaisse progressivement les breaks sportifs.

À bord, l’ambiance suit la même logique : écrans omniprésents, matériaux valorisants et équipements généreux. Rien de révolutionnaire, mais un ensemble cohérent avec le positionnement tarifaire. À partir de 118 000 €, cette RS 5 vient se placer dans le haut du panier, sans atteindre les sommets des modèles RS 6. Et sans malus, elle devient même plus abordable qu’une S3 ou une RS 3…

La vraie question reste entière : les puristes suivront-ils ? Audi semble convaincu que oui, en misant sur un compromis plus équilibré que celui de certains rivaux. Et des sportives thermiques sans malus écologique, avouez que cela devient tentant…


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A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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