
Il aura fallu un peu de patience, mais MINI semble enfin avoir entendu les critiques. Jusqu’ici, le Countryman E affichait une promesse séduisante sur le papier, celle d’un SUV compact électrique au style affirmé et à l’ADN premium, mais se heurtait à une réalité plus brutale : une autonomie jugée trop juste face à une concurrence de plus en plus agressive. Pour 2026, la marque britannique rectifie le tir avec une mise à jour technique discrète mais stratégique, qui porte l’autonomie maximale à 311 miles. Un chiffre qui change sensiblement la perception du modèle, sans révolutionner sa fiche technique.
Une évolution technique ciblée, mais intelligente
MINI n’a pas cédé à la surenchère des grosses batteries. Le Countryman E conserve son pack de 66,5 kWh, mais optimise ce qui compte vraiment. La capacité réellement exploitable progresse, passant à un niveau plus cohérent avec les attentes actuelles. À cela s’ajoute un nouvel onduleur en carbure de silicium, une technologie de plus en plus répandue dans l’électrique haut de gamme, qui limite les pertes énergétiques entre la batterie et le moteur.
Sur le papier, le gain peut sembler modeste. Sur la route, il devient nettement plus perceptible. Ces ajustements améliorent l’efficience globale sans alourdir la voiture ni modifier son architecture. MINI joue ici la carte de l’optimisation fine, plutôt que celle du bouleversement coûteux.

Un Countryman enfin aligné avec son positionnement
Avec ses 501 km annoncés, le Countryman E se rapproche enfin de ce que l’on attend d’un SUV familial électrique en 2026. Jusqu’à présent, le modèle donnait l’impression d’avoir été lancé un peu trop tôt, coincé entre une ambition premium et des prestations encore en retrait. Cette mise à jour lui permet de rester dans la course, même s’il ne domine pas la catégorie. ( Auparavant l’autonomie était de 462 km )
Car la concurrence, elle, ne ralentit pas. Le Skoda Elroq, devenu une référence récente sur le segment, affiche une autonomie nettement supérieure, tout comme le Toyota C-HR+ ou le Renault Scenic électrique. MINI ne joue donc pas la carte du record, mais celle de l’équilibre, en s’appuyant sur son image, son design et son agrément de conduite.
Une base BMW bien exploitée
Le Countryman E repose sur la même plateforme que les BMW iX1 et iX2, et cette filiation technique devient ici un atout. Les évolutions apportées au MINI devraient logiquement se diffuser sur les modèles allemands, preuve que le groupe BMW affine progressivement ses technologies électriques plutôt que de repartir d’une feuille blanche à chaque génération.
Cette approche industrielle permet à MINI de bénéficier d’évolutions rapides, tout en maîtrisant les coûts.

All4 : mieux, mais encore en retrait
La version Countryman SE All4 profite elle aussi de ces améliorations, avec une autonomie portée à 467 km. Un progrès réel, mais qui souligne aussi les limites inhérentes à la transmission intégrale électrique sur ce type de véhicule. Le surpoids et les pertes liées à un second moteur continuent de pénaliser l’efficience.
MINI n’a pas cherché à masquer un point qui reste perfectible. La puissance de charge plafonne toujours à 130 kW, ce qui permet un passage de 10 à 80 % en moins de trente minutes. Correct, sans être spectaculaire. Dans un marché où certains modèles compacts flirtent désormais avec les 200 kW, le Countryman E joue la sécurité plutôt que la démonstration technologique.
Une mise à jour qui tombe au bon moment
Produit à Leipzig et représentant près d’un tiers des ventes mondiales de MINI, le Countryman est un pilier stratégique pour la marque. Cette évolution arrive à point nommé, alors que le marché électrique devient plus exigeant et moins indulgent envers les compromis.
Le Countryman E version 2026 ne devient pas le champion de l’autonomie, mais il corrige enfin son principal point faible. Et parfois, dans un segment saturé de nouveautés, c’est précisément ce genre de détail qui peut aider à relancer la machine.
Actuellement Mini France propose une offre de LLD à 340 euros par mois pour un Countryman électrique finition Blackyard, à 340 euros par mois sur 48 mois.




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