
Ford n’a pas attendu un restylage ou une nouvelle génération pour corriger le tir. En ce début 2026, la marque américaine apporte une évolution technique de fond à ses Explorer et Capri 100 % électriques, en ciblant précisément les versions dites “Autonomie Standard”. Un choix loin d’être anodin, puisque ce sont ces déclinaisons qui concentrent l’essentiel des volumes et cristallisent les attentes des clients encore hésitants face à l’électrique. Résultat, plus d’autonomie, un argument de poids pour les acheteurs. En Europe, les ventes des Explorer et Capri ne sont pas du tout à la hauteur des attentes de la marque américaine.
Une autonomie qui dépasse enfin le seuil psychologique
C’était l’un des points sensibles des Explorer et Capri électriques d’accès. Désormais, Ford franchit clairement un cap. L’Explorer revendique plus de 440 km d’autonomie WLTP, tandis que la Capri tutoie les 465 km. Une progression de l’ordre de 70 km qui change concrètement l’usage au quotidien, notamment pour ceux qui n’ont pas accès à une recharge systématique à domicile.
Dans un segment où des modèles comme le Peugeot e-3008 ou le Volkswagen ID.4 jouent déjà la carte des 500 km en version optimisée, Ford n’atteint pas encore les sommets. Mais en entrée de gamme, ces chiffres replacent clairement l’Explorer et la Capri dans la course, là où ils semblaient auparavant un peu justes pour convaincre au-delà des convaincus.
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La batterie LFP comme choix stratégique assumé
Le véritable tournant technique se situe sous le plancher. Ford adopte une batterie Lithium-Fer-Phosphate pour ces versions standard. Moins dense énergétiquement que les cellules NMC, mais bien plus endurante et surtout plus tolérante à la recharge quotidienne à 100 %. Un détail en apparence, mais un argument clé pour l’utilisateur lambda, qui n’a plus à jongler avec des limites de charge pour préserver la longévité de sa batterie.
Ce choix rapproche Ford de certaines stratégies déjà vues chez Tesla sur ses Model 3 et Model Y d’entrée de gamme, ou chez plusieurs constructeurs chinois.
Des performances en nette hausse, sans surenchère
Ford ne s’est pas contenté d’allonger l’autonomie. Le moteur électrique évolue lui aussi, avec plus de 10 % de gain en puissance et en couple. Les Explorer et Capri “Autonomie Standard” affichent désormais 190 ch et 350 Nm, de quoi assurer des accélérations franches et cohérentes avec leur positionnement. Le 0 à 100 km/h tombe à 8 secondes, un chiffre qui les place dans la moyenne haute du segment sur des versions d’entrée de gamme.
Côté recharge, Ford reste pragmatique. La puissance maximale annoncée atteint 110 kW en courant continu, permettant de passer de 10 à 80 % en moins de trente minutes dans des conditions idéales. Ce n’est pas la meilleure valeur du marché, mais elle reste cohérente avec la philosophie LFP et l’usage visé.
Notre avis
Les ventes de voitures électriques d’occasion confirment les attentes des consommateurs : les voitures électriques avec des batteries de taille moyenne trouvent plus difficilement preneur, avec un délai de revente proche de 6 mois. Il vaut mieux y réfléchir avant de succomber à une offre « premier prix », associée à des batteries qui vont limiter les usages, et compliquer la revente. Sur ce type de modèle, un leasing est moins risqué…
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