
Chez Jeep, le Compass n’a jamais été un figurant. Depuis près de vingt ans, ce SUV compact s’est écoulé à plus de 2,5 millions d’exemplaires, preuve qu’il coche beaucoup de cases sur des marchés très différents. En 2026, la marque américaine ajoute une corde essentielle à son arc avec une version hybride rechargeable de 225 chevaux. Un choix qui n’a rien d’anodin, à l’heure où le tout-électrique ne convainc pas encore tout le monde et où le mild-hybrid commence à montrer ses limites en usage réel.
Entre l’e-Hybrid 48 V jugé parfois trop timide et la version 100 % électrique encore chère et contraignante pour certains profils, le Compass e-Hybrid Plug-in vient clairement jouer les équilibristes. Reste à savoir s’il se contente de combler un vide ou s’il apporte un véritable supplément d’âme.
225 chevaux pour remettre le Compass dans le jeu
Avec 225 chevaux combinés, le Compass hybride rechargeable change de stature. Sur le papier, il se rapproche davantage d’un Peugeot 3008 Hybrid 225 ou d’un Ford Kuga PHEV que des versions thermiques sages qui ont longtemps constitué le cœur de la gamme. Le 0 à 100 km/h abattu en 8 secondes et la vitesse maximale de 216 km/h confirment que Jeep n’a pas bridé son SUV sous prétexte de sobriété.
La batterie de 17,9 kWh permet d’annoncer plus de 90 km d’autonomie en cycle mixte et plus de 100 km en ville. Des chiffres ambitieux, mais désormais attendus sur le segment, où le Toyota RAV4 PHEV et le Hyundai Tucson hybride rechargeable placent la barre assez haut. L’intérêt est ailleurs : permettre à de nombreux utilisateurs de rouler quasi exclusivement en électrique au quotidien, sans renoncer à la polyvalence sur longs trajets, avec près de 1 000 km d’autonomie cumulée.

Un ADN Jeep toujours bien présent
Contrairement à certains SUV hybrides rechargeables qui gomment toute velléité d’aventure, le Compass PHEV conserve les fondamentaux de la marque. Le système Selec-Terrain reste de la partie, avec des modes dédiés aux surfaces difficiles, et même un mode électrique spécifique pour les évolutions à faible adhérence. Ce n’est pas un Wrangler, mais sur un chemin boueux ou enneigé, il gardera un net avantage face à un SUV compact plus urbain.
Le volume de coffre de 550 litres montre aussi que l’intégration de la batterie n’a pas trop amputé l’aspect pratique, un point sur lequel certains concurrents sont moins vertueux. Pour une famille ou un usage mixte pro-loisirs, le Compass reste dans la course.
Tarifs et équipements : cohérent mais sans surprise
Affiché à partir de 41 490 euros en ligne, le Compass hybride rechargeable se positionne logiquement au-dessus de l’e-Hybrid 48 V et légèrement en dessous de la version 100 % électrique. Un écart qui traduit bien la stratégie de Jeep : proposer une alternative rationnelle plutôt qu’un choix par défaut.
La finition Altitude inclut déjà un écran central de 16 pouces, des aides à la conduite complètes et des projecteurs LED. La First Edition, à 43 490 euros, joue la carte du look et de la techno avec des jantes de 20 pouces et des phares Matrix LED. À ce niveau de prix, la concurrence est rude, mais le Compass compense par une dotation sérieuse et une image toujours à part.

Le bon compromis, enfin ?
Ce Compass hybride rechargeable n’est ni révolutionnaire ni opportuniste. Il arrive au bon moment, avec une fiche technique solide et une cohérence d’ensemble qui manquait jusque-là à la gamme. Il ne fera pas basculer les anti-hybrides, mais pour ceux qui hésitent entre thermique électrifié et électrique pur, il pourrait bien être la version la plus pertinente du Compass en 2026. Un modèle charnière, sans effet de manche, mais clairement stratégique pour Jeep.

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