
Cela fait des mois que Cupra entretient le suspense autour de la Raval, cette petite électrique censée incarner l’entrée de gamme de la marque tout en conservant son ADN sportif. Cette fois, on tient enfin un élément concret (et pas des moindres) avec un prix officiel affiché à 25 995 euros. Un chiffre qui situe immédiatement la Raval dans la nouvelle bataille stratégique du groupe Volkswagen, celle des électriques dites abordables, promises autour des 25 000 euros pour tenter de relancer une demande encore fragile en Europe.
Ce tarif concerne la finition One, annoncée comme porte d’entrée de la gamme et attendue à partir de juillet 2026. Sur le papier, Cupra dépasse légèrement la promesse initiale, mais reste dans une zone de prix cohérente face à la concurrence qui se prépare. À ce niveau, la future Volkswagen ID. Polo, la Skoda Epiq ou encore la Renault 5 électrique joueront sur le même terrain, avec des stratégies différentes en matière de design, d’image et d’équipements.
Une gamme structurée pour couvrir large
Cupra ne se contente pas d’un simple modèle d’appel. La Raval se décline en trois niveaux bien distincts, avec une montée en gamme assez marquée. La version V Endurance constitue le cœur de l’offre, avec une autonomie annoncée à 450 kilomètres WLTP et une puissance de 210 chevaux. Des chiffres solides pour une citadine, qui traduisent bien la volonté de Cupra de ne pas sacrifier la performance sur l’autel de l’efficience.
Cette version se montre généreuse en équipements, avec des feux à LED, des sièges et un volant chauffants, un chargeur à induction et une dotation de sécurité complète incluant caméra de recul et radars avant et arrière. Cupra y ajoute même des sièges baquets réglables électriquement, un choix étonnant sur ce segment mais cohérent avec le positionnement sportif revendiqué. À ce niveau de gamme, la Raval se démarque clairement d’une Renault 5 plus néo-rétro ou d’une Citroën ë-C3 beaucoup plus rationnelle dans son approche.
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Launch Edition : le clin d’œil premium assumé
Pour accompagner le lancement, Cupra prévoit une Launch Edition qui reprend la base technique de la V Endurance tout en poussant le curseur du confort et du multimédia. L’éclairage d’ambiance personnalisable, la navigation connectée et le système audio Sennheiser à douze haut-parleurs installent clairement la Raval dans un registre plus premium que la moyenne du segment.
Les sièges baquets habillés de Dinamica renforcent cette impression, tout comme l’arrivée d’aides à la conduite plus évoluées, avec une vision à 360 degrés et le Travel Assist. Ce dernier permet une conduite semi-autonome sur voie rapide, une fonctionnalité encore rare sur des citadines électriques de ce prix. Cupra vise ici une clientèle sensible à la technologie et à l’image, quitte à s’éloigner un peu de la logique du prix plancher.
Une version VZ pour rappeler l’ADN Cupra
En haut de gamme, la Raval VZ Extreme joue la carte de la sportivité sans complexe. La puissance grimpe à 226 chevaux, mais l’autonomie recule à 400 kilomètres WLTP, un compromis assumé. Cette version reçoit un différentiel à glissement limité mécanique et une suspension adaptative, des éléments rarement vus dans cette catégorie.
Les sièges Cupra Cup Bucket électriques, le toit panoramique fixe et les inserts couleur Soufre complètent une présentation plus démonstrative. Reste une inconnue majeure, le prix, qui conditionnera largement l’intérêt de cette déclinaison. Si Cupra dépasse trop nettement la barre des 30 000 euros, la Raval VZ pourrait se retrouver coincée entre une image sportive séduisante et une concurrence de compactes électriques plus polyvalentes.

Un pion stratégique pour le groupe Volkswagen
Au-delà du modèle lui-même, la Cupra Raval s’inscrit dans une offensive industrielle plus large. Produite en Espagne sur la plateforme MEB Small, elle doit permettre au groupe Volkswagen de mutualiser ses coûts tout en déclinant plusieurs personnalités (Cupra, Volkswagen, Skoda). Cupra se charge ici du rôle émotionnel et dynamique, là où Volkswagen jouera la carte de la polyvalence et Skoda celle de la praticité.
Reste à voir si le public suivra. À 25 995 euros hors bonus, la Raval n’est pas une électrique low-cost. Elle mise sur son style, ses performances et son équipement pour justifier son positionnement. Un pari cohérent pour Cupra, mais qui demandera une exécution irréprochable, notamment sur la qualité perçue et l’efficience réelle sur route. Verdict à l’été 2026, lorsque la Raval quittera enfin les écrans pour affronter le bitume.
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