Citroën ë-C3 à moins de 14 000 € : la guerre des prix est relancée

Les portes ouvertes de la Citroën C3 - photo : Olivier Sibani
Les portes ouvertes de la Citroën C3 – photo : Olivier Sibani

En ce début d’année 2026, alors que le marché automobile français avance à pas comptés et que l’électrique peine toujours à convaincre, Citroën remet un sujet longtemps jugé secondaire au cœur du débat : le prix d’accès réel. Une Citroën ë-C3 affichée sous les 14 000 euros, c’est un beau coup de com, qui vise aussi à répondre à Renault qui communique déjà sur une Twingo E-TECH à partir de 13750 euros.

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Une citadine électrique replacée dans le monde réel

Sous cette barre symbolique, Citroën repositionne la C3 électrique là où beaucoup de constructeurs ont déserté : le terrain des usages quotidiens, sans discours techno superflu. Avec ses 113 ch et une autonomie pensée avant tout pour la ville et la périphérie, la ë-C3 ne prétend pas rivaliser avec une Renault Mégane E-Tech ou une Peugeot e-308. Elle joue un autre rôle : celui d’un véhicule d’accès à l’électrique, de la citadine prête à vous véhiculer du lundi au samedi, en dehors des grands trajets.

Dans un marché où le prix moyen d’une voiture électrique dépasse encore largement les 40 000 euros, voir une offre s’approcher du niveau tarifaire d’une citadine thermique d’il y a quelques années change la conversation. Même la Dacia Spring, longtemps seule sur ce créneau, se retrouve désormais prise en tenaille par une proposition plus moderne, plus polyvalente et portée par un réseau autrement plus dense.

Une stratégie commerciale qui dépasse la seule C3

Citroën ne s’arrête pas à une annonce produit. Avec les « Jours de l’Évasion », la marque tente de recréer un vrai temps fort commercial, à contre-courant d’un marché devenu frileux et très attentiste. L’idée est simple : profiter de janvier, mois historiquement mou, pour remettre du flux dans les concessions et rappeler que la gamme s’est profondément renouvelée.

Le nouveau C3 Aircross et le C5 Aircross jouent ici un rôle clé. Le second, en particulier, symbolise le recentrage de Citroën sur un positionnement plus valorisant, sans basculer dans le premium. Face à des Peugeot 3008 ou Renault Austral, Citroën cherche à occuper un entre-deux : du confort, de l’espace, des motorisations électrifiées raisonnables, sans escalade tarifaire.

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Des loyers calibrés pour rassurer

Les offres de financement mises en avant illustrent une réalité bien connue du marché : la mensualité a remplacé le prix catalogue dans l’esprit des clients. À ce jeu-là, Citroën aligne des loyers cohérents, sans promesses irréalistes. Un C3 Aircross autour de 200 € par mois, un C4 hybride à partir de 219 €, un C5 Aircross dès 324 € : rien de révolutionnaire, mais des chiffres lisibles, surtout dans un contexte où de nombreux concurrents flirtent avec des loyers devenus psychologiquement dissuasifs.

L’AMI, toujours proposée sous les 100 € mensuels, continue de jouer son rôle de porte d’entrée absolue dans l’univers Citroën. Une singularité que peu de marques peuvent revendiquer, et qui participe à cette logique d’accessibilité revendiquée.

Citroën lance donc l’année 2026 sous le signe de la guerre des prix, et les automobilistes devraient logiquement valider cette approche !

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A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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