
Il y a des solutions techniques que l’on croyait condamnées à disparaître à bas bruit, étouffées entre l’électrique triomphant et l’hybride devenu norme. Le GPL fait partie de ces énergies que l’on n’attend plus vraiment… jusqu’à ce qu’un constructeur décide de les remettre au centre du jeu. En lançant le Captur Eco-G 120, Renault ne réinvente pas la roue, mais il rappelle une chose essentielle : pour une large partie des automobilistes européens, la transition passe encore par des réponses simples, rationnelles et immédiatement rentables.
Nouvelle motorisation GPL
Le principe n’a rien de nouveau, mais il est ici affiné. Le Captur adopte une nouvelle version de sa motorisation bicarburante essence/GPL, désormais portée à 120 chevaux. Ce bloc dérivé du 1.2 TCe trois cylindres gagne au passage 20 ch et surtout 30 Nm de couple, pour atteindre 200 Nm. Sur le papier, ce n’est pas spectaculaire. Dans la vraie vie, cela suffit à gommer le principal reproche adressé à l’ancien Eco-G 100 : un manque de répondant en usage quotidien, notamment sur voie rapide ou chargé.
Renault ne se contente pas d’un simple ajustement de puissance. Le réservoir GPL passe de 40 à 50 litres, ce qui change concrètement la donne. Associé au réservoir essence de 48 litres, le Captur revendique désormais jusqu’à 1 400 km d’autonomie cumulée. À l’heure où l’angoisse de la borne hante encore une partie des acheteurs, cet argument n’a rien d’anecdotique. D’autant que le réseau GPL reste dense en France, avec environ 1 500 stations, souvent ignorées mais bien réelles.
Sur le plan environnemental, Renault avance des chiffres réalistes. En roulant au GPL, les émissions de CO₂ chutent d’environ 10 % par rapport à une version essence équivalente, avec un minimum annoncé à 117 g/km. Ce n’est évidemment pas une révolution verte, mais c’est un compromis cohérent pour qui cherche à réduire son budget carburant sans changer radicalement ses habitudes.

Prix de départ à 26400 euros
L’autre point fort de cette évolution tient à sa logique tarifaire. Le Captur Eco-G 120 démarre à 26 400 €, exactement au même prix que l’Eco-G 100 qu’il remplace. Dans un marché où chaque mise à jour rime généralement avec inflation, cette stabilité mérite d’être soulignée. À équipement équivalent, peu de SUV urbains proposent aujourd’hui une telle polyvalence énergétique à ce niveau de prix, y compris face à des concurrents comme le Dacia Duster GPL ou certains mild-hybrid plus chers à l’usage.
Renault rappelle au passage son savoir-faire historique sur le GPL, une technologie intégrée dès la conception et non greffée a posteriori. Le réservoir est logé à la place de la roue de secours, sans compromis sur l’habitabilité ni sur la fiabilité, annoncée équivalente à celle d’un moteur essence classique.
Le Captur profite aussi de mises à jour plus transversales : nouveaux rétroviseurs plus aérodynamiques, aides à la conduite enrichies, caméra intérieure de surveillance de l’attention du conducteur, caméras de stationnement à définition améliorée.

Une solution alternative à l’hybride
Dans la gamme, l’Eco-G 120 vient s’intercaler intelligemment entre le TCe 115 essence et le full hybrid E-Tech 160. Il ne cherche pas à rivaliser en agrément pur avec l’hybride, ni à séduire les amateurs de performances, mais il coche des cases très concrètes : coût d’usage, autonomie, simplicité.
En France en janvier 2026, les ventes de voitures GPL dépassent désormais celles des voitures diesel, mais avec une part qui reste assez faible : 2,5 % des ventes.
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