
Il n’a fallu que quelques mois à Kia pour enrichir la gamme EV2. Présenté comme le point d’entrée de la marque dans l’univers des SUV électriques, le modèle accueille déjà une évolution importante avec l’arrivée d’une batterie de plus grande capacité et d’une finition GT-Line au style plus affirmé. Deux nouveautés qui changent sensiblement le visage de ce petit SUV, désormais capable de séduire aussi bien les automobilistes urbains que ceux qui recherchent un véhicule principal.
Le lancement commercial intervient alors que la concurrence devient particulièrement dense sur le segment B électrique. Entre la Renault 4 E-Tech, la Peugeot E-2008, le futur Volkswagen ID.Cross ou encore les modèles chinois qui multiplient les offensives tarifaires, Kia devait rapidement élargir son offre.
Une autonomie qui change la perception du modèle
Jusqu’à présent, le Kia EV2 était proposé avec une batterie offrant jusqu’à 317 kilomètres d’autonomie. Suffisant pour un usage quotidien, mais encore un peu juste pour convaincre les conducteurs qui effectuent régulièrement de longs trajets.
La nouvelle batterie de 61 kWh fait évoluer cette philosophie. L’autonomie atteint désormais jusqu’à 453 kilomètres selon le cycle WLTP sur les versions classiques, tandis que la finition GT-Line affiche une autonomie estimée à 418 kilomètres en raison de ses jantes de 19 pouces plus généreuses.
Ce chiffre place désormais le petit SUV coréen parmi les références de sa catégorie. Il dépasse notamment plusieurs concurrents directs et permet d’envisager des déplacements longue distance sans que la recharge ne devienne une contrainte permanente.
Kia conserve son architecture électrique 400 volts. Sans rivaliser avec les modèles les plus haut de gamme du constructeur utilisant une architecture 800 volts, elle autorise tout de même une recharge rapide permettant de passer de 10 à 80 % de batterie en une trentaine de minutes. La recharge en courant alternatif atteint 11 kW de série et peut même grimper à 22 kW en option, un équipement encore relativement rare sur ce segment.

Un SUV compact qui veut devenir la voiture principale du foyer
Ce qui distingue le plus l’EV2, ce n’est finalement pas son autonomie mais sa manière d’exploiter son gabarit.
Malgré une taille contenue, Kia annonce un coffre pouvant atteindre 362 litres et un espace arrière particulièrement travaillé. La plateforme dédiée aux véhicules électriques permet de repousser les roues aux extrémités de la carrosserie, libérant davantage de place pour les passagers.
La marque insiste également sur le confort acoustique, un aspect souvent négligé dans cette catégorie. Vitrages feuilletés à l’avant, pare-brise laminé et pneumatiques à réduction de bruit doivent limiter les nuisances sur autoroute, un point qui fait souvent défaut aux petits SUV électriques.
L’équipement reste lui aussi ambitieux. Le triple écran panoramique, compatible sans fil avec Android Auto et Apple CarPlay, les mises à jour à distance (OTA), la planification d’itinéraires intégrant les bornes de recharge ou encore la fonction Plug & Charge montrent que Kia continue de démocratiser des technologies autrefois réservées à ses modèles supérieurs comme l’EV6 ou l’EV9.

La finition GT-Line soigne davantage le style que les performances
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, cette nouvelle GT-Line n’est pas une version sportive.
Il s’agit avant tout d’une finition plus expressive qui accentue le caractère du véhicule. Boucliers spécifiques, inserts couleur carrosserie, éléments noir brillant et jantes de 19 pouces suffisent à différencier cette déclinaison du reste de la gamme.
À bord, Kia ajoute un volant spécifique à trois branches, un pédalier en aluminium ainsi que plusieurs équipements orientés vers le confort. Les sièges avant ventilés, le siège conducteur à mémoire ou encore la Digital Key 2.0 figurent parmi les principales nouveautés disponibles.
Une véritable version GT développée par la division sportive de Kia n’est d’ailleurs pas à exclure dans les prochaines années. Le constructeur a déjà démontré avec l’EV6 GT qu’il souhaitait aussi investir le terrain des véhicules électriques à hautes performances.

Une fabrication européenne qui pèse dans le prix
La production des nouvelles versions a débuté le 19 juin dans l’usine slovaque de Žilina. Un choix industriel qui n’a rien d’anodin.
Le véhicule, son moteur électrique et sa batterie étant produits en Europe, l’EV2 profite pleinement des dispositifs d’aide français favorisant les modèles à faible empreinte carbone industrielle. Grâce à ces aides, pouvant atteindre 8 100 euros selon les revenus, la version Autonomie Longue débute à partir de 25 220 euros.
Dans le contexte actuel, où plusieurs constructeurs asiatiques voient leurs modèles pénalisés par les nouvelles règles européennes ou par les critères environnementaux des bonus nationaux, cette production locale devient un véritable argument commercial.







