
38 600 euros : c’est le prix auquel Audi lance son A2 e-tron en France. Et c’est probablement l’un des premiers chiffres à retenir, parce qu’on parle d’une Audi électrique capable d’aller chercher jusqu’à 649 kilomètres d’autonomie.
L’A2 revient donc. Pas comme avant, évidemment. Mais le choix du nom n’est pas anodin. La première A2 avait déjà tenté quelque chose d’assez particulier chez Audi : faire une voiture compacte, légère dans son approche et surtout très travaillée sur l’efficacité. Cette nouvelle génération reprend un peu cette idée, avec les contraintes de 2026. Et le résultat est plutôt intéressant pour un modèle électrique !
12,8 kWh/100 km, c’est surtout ça qu’il faut regarder
Audi annonce jusqu’à 12,8 kWh/100 km pour l’A2 e-tron. C’est une consommation WLTP, donc il ne faut pas prendre ce chiffre comme une promesse de 12,8 kWh dans toutes les situations. Mais il donne quand même une indication assez claire de la direction prise par Audi.
C’est assez visible avec la version 231 ch et sa batterie de 84 kWh qui atteint 649 km WLTP. Une Peugeot e-208, une Renault 5 ou une MINI électrique jouent dans un univers plus petit, tandis que l’A2 veut conserver une certaine polyvalence sans tomber dans les batteries de très gros SUV.
Le coefficient aérodynamique est annoncé à 0,24, sur une électrique, ça compte énormément.
Et Audi a visiblement passé pas mal de temps à travailler là-dessus, jusque dans des détails qui ne sont pas forcément ceux que l’on remarque en premier quand on regarde la voiture.

Le prix, lui, est beaucoup plus intéressant qu’attendu
L’A2 e-tron démarre à 38 600 euros avec le moteur de 170 ch et la batterie de 52 kWh.
La gamme monte ensuite à 42 900 euros pour 190 ch et 61 kWh. Puis 46 900 euros pour 231 ch et 84 kWh. Tout en haut, la version de 326 ch réclame 52 000 euros.
Ça reste une Audi. Il ne faut donc pas s’attendre à retrouver les tarifs d’une citadine généraliste.
Mais la première marche est finalement assez proche de ce que l’on voit désormais sur certaines compactes électriques bien équipées. La différence, c’est que l’A2 conserve une image premium et propose une architecture qui lui permet d’aller nettement plus loin.
Une A2 à 38 600 euros, on peut la comparer à beaucoup de choses. Une A2 à 46 900 euros avec 649 km d’autonomie, déjà moins.

Une petite Audi qui ne joue pas vraiment la carte de la petite voiture
Avec 2,77 mètres d’empattement, l’A2 e-tron devrait d’ailleurs offrir davantage d’espace que son apparence compacte ne le laisse penser. Le coffre affiche 396 litres et peut monter à 1 336 litres une fois les sièges rabattus. Un petit coffre supplémentaire de 13 litres est aussi prévu sur les versions les plus puissantes.
Et les quatre niveaux de puissance disponibles montrent que la clientèle visée ne sera pas forcément la même d’une version à l’autre. 170 ch peuvent largement suffire pour une voiture de ce type. 326 ch, c’est autre chose.
Cette dernière conserve d’ailleurs la transmission aux roues arrière, comme les autres versions, avec une puissance qui commence à devenir assez sérieuse pour une compacte électrique. Son autonomie annoncée atteint encore 630 km.

La recharge n’est pas forcément le point fort de toutes les versions
C’est probablement l’un des éléments à regarder avant de choisir son A2. La batterie de 52 kWh utilise une chimie LFP et accepte jusqu’à 100 kW en courant continu. Audi annonce environ 24 minutes pour passer de 10 à 80 %.
La 61 kWh reste elle aussi sur du LFP, avec une puissance de recharge légèrement supérieure.
La grosse batterie de 84 kWh change de technologie et passe au NMC. Elle peut accepter en charge rapide jusqu’à 183 kW, avec environ 29 minutes pour le 10 à 80 %.

Audi revient aussi à quelque chose de plus simple à bord
L’habitacle reste évidemment très numérique. Écran central incurvé de 12,8 pouces, instrumentation numérique de 11,9 pouces, assistants de conduite et services connectés sont au programme.
Mais il y a un détail assez amusant : Audi généralise son système Fidlock de fixation magnétique pour certains accessoires.
Ça paraît anecdotique. Pourtant, ce genre de petit équipement raconte parfois mieux une voiture que trois pages sur son système multimédia.
L’intérieur utilise aussi le principe Softwrap, avec plusieurs possibilités de personnalisation. Un toit panoramique en verre d’environ 1,6 m² peut compléter l’équipement, tandis qu’un système audio Sonos à 14 haut-parleurs et 660 watts est proposé.
Audi a également intégré des fonctions liées à Outlook, Teams et son assistant basé sur l’intelligence artificielle.
La voiture reste donc bien une Audi de 2026. Elle ne cherche simplement pas à en mettre plein la vue à chaque ligne de sa fiche technique.

Une A2 produite à Ingolstadt, ça compte aussi
Le modèle sera produit à Ingolstadt, sur le site historique d’Audi. La production de l’A2 e-tron doit y démarrer en 2026, avec une organisation industrielle largement revue pour accueillir cette nouvelle génération de véhicules électriques.
Audi est en train de transformer une partie de son outil industriel allemand pour accompagner cette bascule vers l’électrique. L’A2 e-tron arrive donc dans une période assez particulière pour la marque, entre renouvellement des gammes et recherche de modèles plus accessibles.
Le concept de cette A2 e-tron est assez pertinent pour le marché européen : une voiture compacte, jusqu’à 649 km d’autonomie et un tarif qui commence à 38 600 euros.
On espère pour Audi que ce modèle connaitra davantage de succès que la première A2 thermique, novatrice mais très peu diffusée à son époque…









