
Volkswagen n’a pas seulement promis une petite électrique abordable. Avec l’ID. Polo, la marque allemande tente aussi une forme de réconciliation avec ses clients. Ceux qui, depuis quelques années, pestaient contre des interfaces tactiles mal pensées, des curseurs haptiques agaçants et une ergonomie plus idéologique que pratique. Les premières images de l’habitacle de la future ID. Polo donnent le sentiment d’un virage assumé. Et presque d’un mea culpa.
Présentée officiellement au printemps prochain, pour une arrivée sur les routes avant la fin de l’année, l’ID. Polo se pose en rivale directe de la Renault 5 électrique. Mais à l’intérieur, Volkswagen joue une autre partition : celle du retour aux fondamentaux.
( voir les premières images de la Volkswagen ID.Polo )
Des boutons, enfin, et une ergonomie retrouvée
C’est sans doute l’information la plus commentée, et elle mérite de l’être. Les commandes tactiles et autres surfaces sensibles héritées de l’ID.3 disparaissent. À la place, l’ID. Polo adopte de vrais boutons, larges, lisibles, installés là où on les attend. Sur le volant, au dessin légèrement carré, les commandes sont physiques. Sur la planche de bord, la climatisation dispose de touches dédiées. Et oui, il y a même une molette de volume.
Ce qui pourrait sembler anecdotique devient presque un événement tant Volkswagen s’était obstinée à défendre des choix d’interface largement critiqués. Même constat du côté des commandes de vitres : quatre interrupteurs distincts pour le conducteur, sans avoir à jongler avec un bouton de bascule. Une évidence… redevenue rare.
Une montée en gamme perceptible
Au-delà de l’ergonomie, les images suggèrent une nette amélioration de la qualité perçue. Molette et aérateurs affichent une finition moletée plus valorisante, tandis que des surfaces habillées de textile recouvrent la planche de bord, les contre-portes et même la console centrale. Volkswagen insiste sur un habitacle plus chaleureux, moins clinique que celui de l’ID.3.
La présentation des écrans évolue également. L’instrumentation numérique de 10,25 pouces est intégrée directement à la planche de bord, et non plus fixée à la colonne de direction. L’écran central de 13 pouces, plus grand que celui de l’ID.3, n’est pas orienté uniquement vers le conducteur, facilitant l’usage côté passager. Un détail révélateur de l’attention portée à l’usage quotidien.

Une interface qui regarde dans le rétro
Le logiciel embarqué veut lui aussi marquer la rupture. Volkswagen promet une interface plus intuitive, mais aussi plus émotionnelle. Certains affichages peuvent se transformer pour évoquer les compteurs de la Golf originelle des années 1970. Le clin d’œil est appuyé, presque nostalgique, mais il illustre la nouvelle stratégie de la marque : s’appuyer sur son héritage plutôt que de l’effacer.
Cette logique se retrouve dans le nom même du modèle. Fini les numéros abstraits : Volkswagen assume désormais ses appellations historiques. Après le Buzz, place à l’ID. Polo, prélude probable à des Golf ou Passat électriques à l’avenir.
Une base technique pensée pour le segment
Sous la carrosserie, l’ID. Polo inaugure la plateforme MEB+, partagée avec les Cupra Raval, Skoda Epiq et ID. Cross. Une architecture conçue pour les petites voitures, avec traction avant et essieu arrière simplifié afin de contenir les coûts.
Deux batteries sont prévues : une LFP de 37 kWh pour les versions d’accès, et une NMC de 54 kWh pour les déclinaisons supérieures. Cette dernière promet jusqu’à 450 km d’autonomie WLTP, soit mieux que la Renault 5, et une recharge rapide pouvant atteindre 130 kW, avec un 10-80 % annoncé en un peu plus de vingt minutes.

Une gamme qui ne s’arrêtera pas au raisonnable
Volkswagen ne s’interdit pas l’irrationnel. Une ID. Polo GTI est déjà confirmée pour 2026. Première électrique à porter le badge GTI, elle développera environ 226 ch, avec différentiel autobloquant et châssis spécifique, pour aller chercher l’Alpine A290, la Mini JCW électrique ou la future Peugeot e-208 GTi. ( lire notre essai de l’Alpine A290 GTS )
Et pour rassurer les plus conservateurs, la Polo thermique restera au catalogue. Elle sera même modernisée, avec une hybridation et des évolutions technologiques, afin de cohabiter sans complexe avec sa sœur électrique. ( lire notre essai de la Polo 1.0 TSI )
Avec l’ID. Polo, Volkswagen semble avoir compris que la modernité ne se décrète pas uniquement par des écrans et des effets de style. Parfois, un bouton bien placé vaut plus qu’un long discours.



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