Opel Astra restylée (2026) : des prix stables et une gamme qui s’affine

Les deux carrosseries de la nouvelle Astra 2026
Les deux carrosseries de la nouvelle Astra 2026

Il y a des restylages qui bouleversent une carrière et d’autres qui cherchent surtout à la remettre sur les rails. L’Opel Astra 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Présentée en janvier au Salon de Bruxelles, la compacte allemande arrive enfin à la commande en France avec une promesse simple mais devenue rare sur le segment C : ne pas augmenter ses prix, voire les baisser à équipement équivalent. De quoi relancer les ventes qui sont à la peine en France ?

Car l’Astra n’a jamais vraiment trouvé sa place depuis son passage sous l’ère Stellantis. Coincée entre une Peugeot 308 plus médiatisée et une Volkswagen Golf toujours dominante malgré son âge, elle joue une partition plus discrète. Ce restylage n’est donc pas un coup d’éclat, mais une tentative de remise à niveau méthodique.

Lire notre essai de la Peugeot 308 restylée

Un restylage visible, mais sans excès

Visuellement, Opel n’a pas cherché à tout réinventer. La face avant évolue dans le détail, avec une calandre désormais rétro-éclairée de série, un gimmick déjà vu sur les derniers modèles de la marque mais qui permet à l’Astra de se distinguer de nuit. À l’arrière, en revanche, rien ne bouge vraiment, preuve que ce lifting se concentre sur l’essentiel. De nouvelles jantes et quelques teintes inédites complètent le tableau, sans transformer radicalement la silhouette.

À bord, le constructeur promet une montée en gamme perceptible, notamment grâce aux sièges Intelli-Seats revus pour améliorer le confort sur longs trajets, un point souvent critiqué sur les compactes modernes au maintien parfois trop ferme. Le système multimédia progresse également, même si Opel reste discret sur les détails techniques. En haut de gamme, les écrans regroupés dans une dalle unique rappellent fortement l’approche déjà vue chez Peugeot, preuve supplémentaire de la porosité technique au sein du groupe.

Opel Astra Sports Tourer 2026
Opel Astra Sports Tourer 2026

Une gamme moteur rationalisée et plus cohérente

C’est sous le capot que l’Astra 2026 change le plus. Exit le 1.2 turbo essence de 130 ch, jugé trop juste et pas assez vertueux face aux normes. L’entrée de gamme repose désormais sur le micro-hybride de 145 ch, associé à une boîte automatique à double embrayage. Un choix logique, qui aligne l’Astra sur les standards actuels du segment, même si ce MHEV reste avant tout une solution de transition.

L’hybride rechargeable fait également sa mue. Opel abandonne les versions 180 et 225 ch au profit d’un unique bloc de 195 ch, comme sur sa cousine 308. Une puissance médiane qui vise l’équilibre entre performances, fiscalité et autonomie électrique, même si le marché des PHEV compacts commence à s’essouffler face à des électriques de plus en plus compétitives et éligibles à des aides à l’achat.

Justement, l’Astra Electric progresse là où on l’attendait. Sa batterie gagne en capacité, ce qui permet d’annoncer jusqu’à 454 km d’autonomie WLTP. Sans rivaliser avec les meilleures propositions du marché, elle corrige l’un de ses principaux points faibles. L’arrivée de la fonction V2L, encore rare sur le segment, ajoute une corde intéressante à son arc pour les usages du quotidien.

Et pour ceux qui roulent beaucoup, le diesel de 130 ch reste au catalogue. Une survivance presque militante, à l’heure où beaucoup de concurrents ont déjà tiré un trait définitif sur le gazole. En janvier en France, les ventes de voitures diesel ne représentent plus que 2,4 % des ventes ! ( sources CCFA )

Opel Astra 2026
Opel Astra 2026

Des prix stables, voire en baisse, un signal fort

C’est sans doute là que l’Astra marque le plus de points. Le ticket d’entrée reste fixé à 32 650 €, en micro-hybride, sans inflation masquée. Le break Sports Tourer conserve un écart raisonnable avec la compacte, ce qui le rend toujours attractif pour les flottes et les familles. Plus surprenant, certaines versions GS voient leurs tarifs reculer, y compris en hybride rechargeable, un cas suffisamment rare pour être souligné.

Dans le détail, l’Astra reste systématiquement moins chère que la Peugeot 308 à configuration équivalente, avec un différentiel d’environ 750 € en entrée de gamme. Face à une Volkswagen Golf plus âgée mais toujours valorisée, ou à une Toyota Corolla réputée pour sa sobriété hybride, Opel joue clairement la carte du rapport prix-équipement.

La disparition de la finition GSe, à vocation semi-sportive, confirme cependant que la marque ne cherche plus à séduire les amateurs de compactes dynamiques. L’Astra assume désormais un positionnement plus rationnel, presque utilitaire dans le bon sens du terme.

Une dotation généreuse dès l’entrée de gamme

Dès la finition Edition, l’équipement se montre complet, avec climatisation automatique, instrumentation numérique, écran central de 10 pouces, aides à la conduite nombreuses et éclairage full LED. La GS ajoute une touche plus valorisante avec la climatisation bizone, la caméra de recul et des jantes plus généreuses, tandis que l’Ultimate joue la carte technologique avec affichage tête haute, aides à la conduite avancées et projecteurs adaptatifs.

Sans chercher l’effet “wahou” des premium, l’Astra coche toutes les cases attendues sur une compacte moderne, sans obliger à grimper systématiquement dans la gamme.

Une relance prudente mais intelligente

L’Opel Astra restylée 2026 ne cherche pas à briller par l’audace. Elle mise sur la cohérence, des motorisations mieux calibrées et une politique tarifaire presque à contre-courant. Reste à savoir si cela suffira à sortir la compacte allemande de l’ombre de ses cousines et rivales. Sur le papier, l’équation est séduisante. Sur le marché, la bataille s’annonce plus rude que jamais.

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A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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