Essai Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

nouvelle Mazda 6 Wagon

Après le lancement du CX-5 l’année passée, Mazda enchaîne avec une nouvelle Mazda 6 Wagon et berline. Cette grande familiale revient sur le devant de la scène avec un sérieux bagage technologique, qui lui permet de briller dans de nombreux domaines.

Du style !

La Mazda 6 est l’une des quatre finalistes pour l’élection de la plus belle voiture de l’année 2012, c’est dire si le coup de crayon a été inspiré. Les designers explorent le langage Kodo, et ont transformé le concept car Takeri en voiture de série. La belle y perd forcément quelques plumes, mais conserve une élégance très japonaise.

On est loin d’une fade Passat ou d’une sage Avensis avec la Mazda 6.

nouvelle Mazda 6 Wagon

Pour une fois, le break est plus court que la berline, avec 4,80 m de long, soit 6 cm de moins. La berline est uniquement disponible avec une malle arrière : le hayon a été abandonné.

La Mazda 6 Wagon présentée dans cet essai est une version haut de gamme en coloris Soul Red, avec double sortie d’échappement, jantes alliage 19 pouces : le dynamisme promet d’être également au rendez-vous !

Vie à bord : une Mazda 6 Wagon accueillante

Dans l’habitacle, tout n’a pas été conçu pour les yeux uniquement, mais surtout pour l’ergonomie.

La planche de bord offre un dessin très classique, proche de celle du SUV CX-5, et moins originale que celle de la Mazda 3. Pour une voiture de la catégorie D, la Mazda 6 ne fait pas de miracles en matière de finition. La qualité est au rendez-vous dans le détail, mais certains ajustements manquent de soin.

nouvelle Mazda 6 Wagon

On aurait aussi apprécié que l’écran de l’ordinateur de bord soit de meilleure qualité et en couleur. Heureusement, les commodos et les différentes commandes sont précises, et le conducteur se sent donc rapidement à l’aise.

Le système de navigation utilise une interface TomTom, et peut être piloté au choix par l’écran tactile ou la molette HMI.

Avec 6 cm de moins que la berline, la Mazda 6 Wagon gagne malgré tout en volume de chargement avec 522 litres contre 489 litres. Mais la longueur de chargement est plus longue dans la berline…

Le chargement reste facilité grâce au hayon, et au seuil de chargement réduit. Le cache-bagages est bien conçu : il est fixé au hayon, et peut se ranger en cas de besoin sous le plancher du coffre.

En configuration deux places, le volume de coffre peut contenir jusqu’à 1664 litres.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

L’habitabilité arrière est dans la bonne moyenne, mais l’espace aux jambes doit rendre 3 cm à la berline. La garde au toit du break se distingue par trois centimètres de mieux, grâce à un pavillon forcément moins plongeant.

Le confort de la Mazda 6 est nettement supérieur à celui de la 3, avec des suspensions bien calibrées. C’est d’autant plus réussi avec une monte 19 pouces comme celle du modèle d’essai.

Les ingénieurs ont revu la géométrie de la suspension et la suspension à bras tirés du train arrière adopte une nouvelle position.

A conduire : du souffle à revendre

C’est sur le chapitre dynamique qu’on attend une Mazda, et qui plus est lorsque l’allègement et de nouveaux moteurs promettent des merveilles.

La gamme de la Mazda 6 compte quatre motorisations, dont deux blocs essence de 165 et 192 ch qui devront se contenter de 10 % des ventes en France. Les deux versions diesel de 150 et 175 ch sont donc logiquement appelées à satisfaire un grand nombre d’acheteurs.

Le moteur Skyactiv-D d’une cylindrée de 2.2 litres remplace l’ancien bloc qui culmine toujours à 185 ch sous le capot de la compacte 3. La nouvelle 6 doit se contenter de 175 ch, mais avec un couple plus important de 420 Nm contre 400 pour l’ancien moteur. Ce nouveau bloc Skyactiv-D profite aussi d’un turbocompresseur à double étage et géométrie variable, qui donne un sacré souffle à la Mazda 6. Pour ne rien gâter, les ingénieurs ont réduit le poids au maximum. En essence, la Mazda 6 de 165 ch pèse seulement 1300 kg. Cette version diesel grimpe à 1420 kg, ce qui reste raisonnable pour un break de ce gabarit.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

Pour ceux qui ont la fibre écolo, sachez que ce nouveau moteur répond déjà aux normes Euro 6, et rejette un taux de particules extrêmement réduit.

La consommation et les rejets de CO2 sont également en baisse par la présence d’un système i-Stop qui coupe le moteur lors des arrêts, et d’un nouveau système de récupération d’énergie à la décélération baptisé i-Eloop.

Ce nouveau système récupère l’énergie quand la Mazda 6 décélère, et la stocke sur un condensateur. L’énergie récupérée va directement servir à alimenter les accessoires électriques, ce qui permet de réduire la consommation en ville d’environ 10%.

Avec 7,9 secondes au 0 à 100 km/h, la Mazda 6 Wagon diesel 175 ch fait jeu égal avec la version essence de 192 ch.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

Le couple n’impose pas de trop jouer avec le levier de vitesses, qui tombe très bien sous la main avec un levier très court. Cette nouvelle boîte est précise et bien étagée, et peut -être remplacée par une boite automatique à 6 rapports.

Pour la sécurité active, i-Activsense regroupe tout un panel de technologies dernier cri avec capteurs laser, caméra et radars. Avec cet arsenal, la version haut de gamme profite d’un régulateur de vitesse adaptatif, de l’alerte de véhicule en approche, de l’avertisseur de changement de file…

A conduire la nouvelle Mazda 6 est donc une réussite, avec de l’agrément à revendre.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

Budget : pas de prix d’appel

Le prix d’appel ne semble pas donné pour la nouvelle Mazda 6 : 28500 euros pour la finition Harmonie avec le moteur diesel de 150 ch, uniquement en berline. Il faut dire que l’équipement de série est assez complet dès le premier niveau, avec l’aide au freinage intelligent, la surveillance de la pression des pneumatiques, les jantes alliage 17 pouces, l’assistance au démarrage en côte, la climatisation, le rétroviseur électrochrome, le démarrage par bouton start, et la double sortie d’échappement.

Une Peugeot 508 HDI 115 Access est tarifée 26050 euros, avec un moteur nettement moins puissant et moins d’équipement. Plus proche, une 508 Active HDI 140 passe à 29650 euros. La Mazda 6 est donc plutôt bien positionnée, avec plus d’équipements et une garantie de 3 ans.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

Pour profiter de l’excellent 2.2 de 175 ch, il faudra grimper au quatrième niveau de finition ! Avec à la clé un tarif conséquent de 36100 euros. La dotation est alors pléthorique avec sellerie cuir, régulateur de vitesse adaptatif, jantes alliage 19 pouces, alarme, système audio Bose 11 haut-parleurs, caméra de recul, sièges électriques, et toit ouvrant électrique.

Toujours chez Peugeot, la 508 SW Feline HDI 163 BVM est à 37900 euros, avec des jantes alliage 17 pouces, et sans régulateur adaptatif.

Très peu de versions de la Mazda 6 sont soumises à un malus écologique. L’essentiel se situe en zone neutre, et le moteur diesel de 150 ch sera bientôt homologué avec 104 g et une consommation de 3,9 L : de quoi satisfaire les gestionnaires de flottes d’entreprises.

Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175

LIRE LA FIN DE L’ESSAI :

Essai Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175 Sélection : conclusion, galerie photos

4 réflexions au sujet de « Essai Mazda 6 Wagon 2.2 Skyactiv-D 175 »


  1. Un bien joli break. Sa ligne est vraiment dynamique. Heureusement que l’on a rompu il y a quelques années avec ce côté « voiture de papa » de certains breaks (merci BMW et Audi). En plus avec une norme Euro 6, le prix à l’achat devrait ne pas être agrémenté d’un malus trop important.


  2. Avec 121 g cette version diesel 175 ch n’est soumise à aucun malus.
    Une version homologuée à 104 g devrait même prochainement être disponible !
    Sébastien


  3. Bonjour,

    Qu’avez-vous pensé du confort de la voiture chaussée en 19 pouces ?

    Pierre


  4. Bonjour Pierre,
    Le confort étant étonnant pour une monte 19″ : à 1000 lieues d’une Mazda 3 seulement chaussée en 17″.
    Sébastien

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