
Chez DS Automobiles, on aime brouiller les lignes entre automobile et art de vivre. La nouvelle DS 3 Maison Sarah Lavoine en est une illustration presque caricaturale… mais assumée. Cette série spéciale, fruit d’une collaboration avec la créatrice Sarah Poniatowski, ne cherche pas à révolutionner le SUV urbain français. Elle vise plutôt à le transformer en objet désirable, presque décoratif.
Et c’est là toute l’ambiguïté du projet : on parle moins de performances ou d’innovation pure que d’ambiance, de couleurs, de textures. Une approche qui tranche dans un segment dominé par des modèles comme le Audi Q2 ou le Mini Countryman, plus pragmatiques dans leur promesse.
Une DS 3 qui soigne son apparence… jusqu’au moindre détail
Extérieurement, cette DS 3 ne fait pas dans la discrétion. La nouvelle teinte Vert Émeraude donne le ton, accompagnée d’un traitement biton systématique et de touches de Bleu Sarah, signature de la maison de design. Les jantes de 18 pouces assorties et les badges spécifiques viennent compléter un ensemble visuellement travaillé, presque couture.
Dans un marché saturé de SUV compacts interchangeables, cette approche stylistique a au moins le mérite de créer une vraie identité. On aime ou pas, mais difficile de passer à côté.
À bord, une ambiance plus “salon parisien” que cockpit automobile
C’est à l’intérieur que la collaboration prend tout son sens. La sellerie en Alcantara noir, relevée de surpiqûres contrastées, s’accompagne de détails très marqués : signatures brodées, seuils de porte personnalisés, inserts spécifiques. L’ensemble cherche à recréer un univers chaleureux, presque domestique.
DS pousse même le concept jusqu’à inscrire une phrase sur les seuils de porte. Une démarche qui flirt parfois avec le marketing appuyé, mais qui participe à l’expérience globale.
Plus intéressant, la console centrale a été revue pour gagner en simplicité. Un point souvent critiqué sur la DS 3 classique, qui manquait parfois de lisibilité. Ici, l’ensemble paraît plus fluide, plus cohérent.
Une expérience embarquée qui passe par… l’audio
C’est probablement l’aspect le plus inattendu de cette série spéciale. DS mise sur une expérience sonore enrichie avec une application dédiée, offrant podcasts, presse audio et contenus exclusifs. Une façon de transformer le temps passé en voiture en moment de consommation culturelle.
Dans les faits, cette orientation s’inscrit dans une tendance plus large du marché : l’habitacle devient un espace de vie connecté. Reste à voir si les clients y verront un vrai usage ou un simple gadget supplémentaire.
Hybride ou électrique, mais sans surprise technique
Sous le capot, pas de révolution. La DS 3 Maison Sarah Lavoine reprend des motorisations déjà connues. L’hybride de 145 ch promet une utilisation urbaine en partie électrifiée, tandis que la version électrique E-TENSE affiche jusqu’à 396 km d’autonomie.
Des chiffres dans la moyenne du segment, sans réelle avance face à une concurrence de plus en plus affûtée. On pense notamment à certains modèles du groupe Volkswagen ou à des propositions plus récentes côté coréen.
Un positionnement qui interroge
Avec un tarif qui démarre à 38 300 € en hybride et grimpe à plus de 44 000 € en électrique, cette DS 3 joue clairement la carte du premium émotionnel. Une stratégie cohérente avec l’image de la marque, mais qui pose question face à des alternatives parfois plus spacieuses, plus puissantes ou mieux équipées à prix équivalent.
Finalement, cette DS 3 Maison Sarah Lavoine ne cherche pas à être la meilleure sur le papier. Elle veut séduire autrement, par le style, l’ambiance, et une certaine idée du luxe à la française. Une proposition à part, qui trouvera son public… à condition d’adhérer à cette vision très subjective de l’automobile.
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