Dacia Striker : un crossover qui veut faire oublier les SUV, à moins de 25 000 €

Dacia Striker
Dacia Striker

Dacia ne cache plus ses ambitions sur le segment C. Après le Bigster, la marque ajoute une nouvelle pièce à son puzzle avec le Striker, un modèle qui refuse l’étiquette de SUV classique. À première vue, il en reprend les codes. En regardant de plus près, le discours est différent : Dacia parle d’un mélange entre break, berline et SUV, avec un objectif simple, proposer plus d’usage sans faire grimper la facture.

Le constructeur annonce un prix de départ inférieur à 25 000 euros, un argument qui risque de peser lourd dans une catégorie où les tarifs dépassent désormais régulièrement les 35 000 euros.

Plus bas qu’un SUV, plus pratique qu’une berline

Avec 4,62 mètres de long, le Striker se rapproche davantage d’un break familial que d’un SUV compact traditionnel. La différence se joue surtout en hauteur. Dacia annonce seulement 1,53 mètre, quand la plupart des SUV du segment dépassent largement 1,60 mètre.

Cette silhouette plus basse n’est pas qu’un choix esthétique. Elle améliore naturellement l’aérodynamisme et devrait contribuer à contenir les consommations. La garde au sol reste pourtant généreuse, jusqu’à 20 cm sur les versions à transmission intégrale, de quoi conserver une vraie polyvalence hors des routes goudronnées.

On retrouve aussi une nouvelle identité visuelle. Le Striker inaugure une signature lumineuse en forme de T à LED, tandis qu’une ligne de caisse très marquée sépare une partie supérieure assez fluide d’une base plus massive. L’ensemble paraît moins massif qu’un Bigster, tout en conservant l’image robuste chère à Dacia.

Dacia Striker
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Une gamme pensée pour des usages différents

Dacia ne cherche pas à multiplier les versions mais distingue clairement deux philosophies.

La finition Extreme s’adresse à ceux qui utilisent réellement leur voiture pour partir en randonnée, transporter des vélos ou du matériel. On y retrouve les protections en matériau Starkle, déjà vues sur d’autres modèles de la marque, une sellerie facile à nettoyer, des tapis en caoutchouc et, selon les versions, une transmission intégrale associée à la nouvelle motorisation Hybrid 150 4×4. Le contrôle automatique de vitesse en descente est livré de série.

À l’opposé, la finition Journey privilégie le confort. Siège conducteur électrique, sièges avant chauffants, volant chauffant, hayon motorisé ou sellerie plus valorisante composent un équipement pensé pour les longs trajets plutôt que pour les chemins de terre.

Dacia Striker
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Dacia mise aussi sur l’efficience

Le Striker ne sera pas uniquement proposé en hybride. Dacia confirme une gamme de motorisations multi-énergies électrifiées, fidèle à sa stratégie actuelle qui combine essence, GPL et hybridation selon les modèles.

La marque promet surtout le coût d’utilisation le plus bas de son segment. Ce n’est pas une promesse anodine. Aujourd’hui, entre le prix d’achat, les consommations et le coût d’entretien, beaucoup de SUV familiaux deviennent difficiles à justifier pour une partie des ménages. Dacia compte clairement exploiter cette faille.

Face à un Peugeot 3008, un Renault Austral ou un Hyundai Tucson, le Striker ne cherchera probablement pas à rivaliser sur le raffinement technologique. Son terrain de jeu sera ailleurs : offrir l’essentiel, davantage d’espace qu’une berline et un budget contenu.

Le Bigster a ouvert la voie. Le Striker montre que Dacia ne veut plus seulement être la marque des voitures abordables. Elle entend désormais occuper plusieurs niches du segment C sans renoncer à ce qui fait encore sa différence : proposer plus de voiture pour moins d’argent.

Dacia Striker
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A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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