
Mazda va finalement revenir sur un terrain qu’il avait abandonné en Europe. Le constructeur prépare une nouvelle génération du CX-3, plusieurs années après l’arrêt de la première version sur notre marché. Un retour plutôt logique quand on voit le poids pris par les petits SUV.
Le Ford Puma, le Renault Captur ou le Nissan Juke occupent désormais une place centrale dans les ventes européennes. Mazda, lui, n’avait plus vraiment de réponse directe dans cette catégorie. Le CX-30 est plus grand et ne joue pas exactement la même carte.
Le futur CX-3 devrait corriger cette situation.
Un modèle développé par Mazda
L’information apparaît dans le dernier rapport financier de Mazda. Contrairement aux Mazda 6e et CX-6e, développées avec le chinois Changan, le nouveau CX-3 sera un modèle conçu par Mazda.
Ce choix donne déjà quelques indications sur sa philosophie. Le constructeur devrait conserver des motorisations thermiques et travailler sur une nouvelle technologie hybride. Une stratégie qui tranche avec le mouvement de certains concurrents vers une gamme de plus en plus électrique.
Pour un petit SUV, ce choix peut avoir du sens. Une motorisation hybride permet de réduire la consommation sans imposer le poids et le coût d’une grosse batterie. Mazda pourrait aussi conserver une boîte manuelle à six rapports sur certaines versions thermiques.
Le CX-3 pourrait donc revenir avec une gamme plus classique que certains rivaux, mais aussi avec un positionnement plus orienté plaisir de conduite.
Le design pourrait faire la différence
Le premier CX-3 avait conservé une silhouette relativement sportive malgré son âge. Mazda pourrait accentuer cette caractéristique sur la nouvelle génération. Le constructeur a présenté en 2025 les concepts Vision X-Coupe et Vision X-Compact, qui annoncent l’évolution de son langage stylistique. Le Vision X-Compact est particulièrement intéressant pour comprendre ce que pourrait devenir le CX-3.
La face avant pourrait notamment adopter une calandre davantage intégrée à la carrosserie, avec des lignes moins chargées. Mazda devrait également reprendre certains éléments de son nouveau langage Kodo.
Le résultat pourrait être assez éloigné des petits SUV généralistes aux silhouettes très proches les unes des autres.
Mazda doit aussi éviter un piège
Le CX-3 aura beau être séduisant, il devra surtout rester accessible.
C’est probablement son principal défi. Les constructeurs européens sont déjà très présents sur le segment et les marques chinoises arrivent avec des SUV souvent plus grands pour des prix agressifs. Mazda ne peut pas gagner une bataille de volume contre eux.
Son avantage sera ailleurs : design, agrément de conduite, qualité perçue et motorisations différentes.
Le futur CX-3 devrait d’ailleurs profiter des progrès réalisés sur le nouveau CX-5, notamment concernant l’interface numérique, les systèmes d’aide à la conduite et la présentation intérieure.
Mazda possède déjà une vraie légitimité sur le comportement routier. Le constructeur pourrait donc chercher à faire du CX-3 l’un des petits SUV les plus agréables à conduire, plutôt que simplement l’un des mieux équipés.
Un retour stratégique pour Mazda
Le CX-3 devra aussi trouver sa place aux côtés de la Mazda2 Hybrid, qui repose aujourd’hui sur une base Toyota Yaris. Le nouveau SUV permettra surtout à Mazda de récupérer une présence directe dans une catégorie essentielle en Europe.
La recette annoncée est finalement assez claire : un format compact, des moteurs thermiques, une possible hybridation, une boîte manuelle sur certaines versions et un design inspiré des derniers concepts de la marque.
Sur le papier, cela suffit pour attirer l’attention. Reste le prix. Car face aux Ford Puma, Renault Captur, Nissan Juke et aux nouveaux SUV chinois, le CX-3 n’aura pas droit à l’erreur.






