
À Onnaing, dans le Nord, Toyota accélère. Pas au sens figuré : l’usine augmente réellement sa cadence pour suivre les commandes de la Yaris Cross.
La production passe de 1 120 à 1 250 voitures par jour. Une toutes les 58 secondes, selon Toyota. Pour tenir ce rythme, 150 intérimaires supplémentaires vont rejoindre les équipes de Toyota Motor Manufacturing France.
La nouvelle Yaris Cross est entrée en fabrication en juillet. Elle n’est donc pas encore installée depuis des mois sur les chaînes que Toyota augmente déjà le rythme.
La Yaris Cross pèse lourd à Valenciennes
Il suffit de regarder les chiffres de l’usine pour comprendre ce qui se passe. En 2025, TMMF a fabriqué 283 465 véhicules, contre 279 613 en 2024. Nouveau record pour le site. Et sur cette production, 75 % étaient des Yaris Cross.
Autrement dit, environ trois voitures sur quatre sorties de l’usine française étaient le petit SUV. La Yaris Cross est même devenue pour la quatrième année consécutive le modèle automobile le plus produit en France, toutes marques confondues.
Ce n’est pas la Yaris classique qui tire aujourd’hui l’usine. C’est bien le SUV.
Toyota ne change pas sa recette
La nouvelle Yaris Cross arrivée sur les chaînes en juillet bénéficie d’une face avant redessinée. Toyota a surtout cherché à maintenir son modèle dans la course alors que les SUV urbains et compacts sont devenus l’un des terrains de bataille les plus disputés du marché.
Renault Captur, Peugeot 2008, Volkswagen T-Cross, Hyundai Kona… La Yaris Cross évolue dans un segment où il ne suffit plus d’être simplement pratique.
Toyota conserve pourtant une carte qui reste très identifiable : l’hybride non rechargeable.
Depuis avril 2024, l’intégralité de la production d’Onnaing est d’ailleurs consacrée aux modèles hybrides. Pas de version thermique classique sur cette ligne, et pas encore de Yaris Cross électrique.
C’est un choix qui tranche avec le mouvement engagé par plusieurs constructeurs européens, mais Toyota continue manifestement de trouver des clients avec cette technologie.

Une usine française qui ne ralentit pas
LTMMF produit les Yaris et Yaris Cross sur une seule ligne de fabrication. L’augmentation de cadence concerne donc directement l’organisation industrielle du site, et pas simplement l’ajout d’une nouvelle ligne dédiée au SUV.
Passer à 1 250 voitures par jour représente une hausse de près de 12 % de la capacité quotidienne.
Toyota renforce les effectifs dans le même temps. Les 150 intérimaires supplémentaires doivent accompagner le lancement de la nouvelle Yaris Cross et cette montée en cadence.
Onnaing avait déjà battu son record en 2024. Le site l’a encore amélioré en 2025.
Le précédent record était de 279 613 véhicules. Toyota est passé à 283 465. Une progression modeste en apparence, mais réalisée sur un site qui produisait déjà à un niveau élevé.
Le petit SUV est devenu le moteur de l’usine
Il y a quelques années encore, la Yaris occupait naturellement le devant de la scène. Aujourd’hui, le dérivé Cross a pris le dessus.
Ce n’est pas très surprenant. Le marché européen continue de privilégier les carrosseries surélevées, même dans les catégories compactes. La Yaris Cross reprend la base technique de la citadine mais propose la position de conduite et la présentation d’un petit SUV.
Le résultat se voit directement à Valenciennes. 75 % de la production du site en 2025 était constituée de Yaris Cross. Et Toyota vient maintenant d’augmenter la cadence pour répondre aux commandes de la nouvelle version.
La vraie performance de cette Yaris Cross n’est donc peut-être pas son restylage. C’est sa capacité à faire tourner à plein régime l’une des dernières grandes usines automobiles françaises.






