Essai nouveau Toyota RAV4 Hybride : puissant mais sans bonus

Essai Toyota RAV4 Hybride

Essai Toyota RAV4 Hybride

Le Toyota RAV4 ne se contente pas d’un restyling traditionnel : il se prête au jeu de l’hybridation, ce qui est une première dans l’histoire de ce SUV compact.

Plutôt timide en France, le Toyota RAV4 demeure un best-seller au niveau mondial avec pas moins de 600.000 unités écoulées dans 150 pays. Europe, Russie, Chine, Etats-Unis : le RAV4 traverse les continents.

 

Toyota mise beaucoup sur les voitures hybrides, et nous a même promis un véhicule hybride dans chaque catégorie de voiture ! L’arrivée du Toyota RAV4 hybride entre dans cette logique, même si l’intérêt n’est pas forcément aussi flagrant que pour une citadine comme la Yaris hybride.

 

Discutez avec un chauffeur de taxi roulant en Toyota Prius et vous comprendrez l’intérêt d’une hybride de Toyota. Très cartésiens, les taxis ne s’intéressent que modestement à l’écologie et ne regardent pas leur consommation plus que ça. Non, ce qui séduit les taxis, c’est incontestablement le coût d’entretien particulièrement faible associé à une très bonne fiabilité. Les voitures hybrides font économiser du temps et de l’argent, avec moins d’immobilisations au garage.

Nouveau phare du Toyota RAV4 restylé

Nouveau phare du Toyota RAV4 restylé

 

 

Style renouvelé pour ce Toyota RAV4 2016

 

Esthétiquement, les différences sont nombreuses entre le Toyota RAV4 de 2013 et cette version restylée 2016. Pour affirmer la personnalité du RAV4 face à une concurrence acharnée, les designers Toyota ont entièrement redessiné la face avant. Les blocs optiques s’affinent et changent de forme, toujours dans les codes stylistiques Keen Look et Under Priority.

Au final, de face, le Toyota RAV4 restylé pourrait passer pour un tout nouveau modèle. Les modifications de la poupe sont plus réduites mais apportent un peu de fraîcheur. Les feux arrière conservent leur dessin général mais revoient leur éclairage avec un rendu rouge plus valorisant. Le tout grâce à des led qui permettent au passage d’ajouter une signature lumineuse très tendance.

Toyota RAV4 Hybride

Toyota RAV4 Hybride

Le bouclier arrière n’est plus intégralement anthracite avec désormais une partie couleur caisse et un ski de protection chromé : c’est incontestablement plus chic.

 

Vie à bord 

 

Pour affronter sa deuxième partie de carrière, le Toyota RAV4 n’opère pas de révolution dans l’habitacle. Le dessin de la planche de bord demeure très actuel, et les retouches sont légères. Un changement du revêtement des contre-portes a bien été opéré avec un revêtement soft, mais uniquement à l’avant ! La finition est tout à fait acceptable mais les plastiques peints ne sont pas ce qui se fait de mieux, même chez les constructeurs généralistes.

 

Planche de bord du Toyota RAV4 Hybride

Planche de bord du Toyota RAV4 Hybride

Confortable, le Toyota RAV4 est parfaitement compatible avec une vie de famille. L’espace est appréciable, que ce soit à l’avant ou à l’arrière.

 

Lors de notre précédent essai du Toyota RAV4, nous avions reproché au système de navigation un manque de précision qui posait problème au niveau du guidage. Bon point avec un léger mieux, mais la carte met du temps à tourner, ce qui peut poser poblème pour prendre la bonne sortie dans un rond-point par exemple.

 

Le système hybride ne réduit que très légèrement la contenance du coffre qui passe de 537 à 500 dm3. On peut rabattre les dossiers de la banquette arrière très facilement, mais le plancher n’est pas plat ( voir la galerie photo ).

 

Coffre du Toyota RAV4 Hybride

Coffre du Toyota RAV4 Hybride

A conduire : une Toyota hybride plus véloce

 

Contre toute attente, le système hybride de ce RAV4 n’est pas celui de la Prius ou de l’Auris, il se rapproche davantage de celui de la Lexus IS 300h. Pour mouvoir correctement ce SUV, les ingénieurs ont privilégié le bloc 2.5 essence de cette berline premium et non pas le moteur 1.8 L de la Prius.

D’ailleurs le RAV4 hybride fait 8,3 s au 0 à 100 km/h, exactement comme la Lexus ! Il doit en revanche rendre 20 km/h en vitesse de pointe, avec 180 km/h seulement.

La puissance cumulée est ici de 197 ch, contre 223 ch sur l’IS300h. Mais cela en fait tout de même le RAV4 le plus puissant jamais commercialisé en France.

 

Et cette différence est largement palpable au volant, avec des accélérations franches, qui s’accompagnent toujours d’un bruit de moteur qui mouline. Toyota reste en effet fidèle à la transmission variable continue, qui se dispense ici de palettes au volant. La Lexus IS300h propose des palettes, et simule des changements de rapports.

En départ arrêté avec le pied au plancher, le RAV4 hybride peut même faire chanter ses pneumatiques sur le bitume. Une excentricité inconnue des Prius et Auris.

 

Autre différence avec la Lexus : le SUV Toyota est pourvu du générateur de son artificiel. Le conducteur peut quand même activer un mode sport, qui ne change pas radicalement les performances.

Essai Toyota RAV4 Hybride

Essai Toyota RAV4 Hybride

Conduire de façon dynamique n’est pas vraiment le but de de RAV4 hybride, dont l’amortissement privilégie le confort. Un pied lourd sur l’accélérateur se traduira immédiatement par une consommation élevée, indésirable pour une hybride ! En conduite coulée, la consommation oscille en effet entre 6 et 7 L/100 km. Une conduite dynamique sera rapidement sanctionnée par une moyenne qui peut atteindre les 10 L/100…

 

Deux versions sont proposées : traction avant ou transmission intégrale électrique baptisée E-Four. Cette dernière se dispense d’un arbre de transmission central, les roues arrière sont entraînées par un moteur électrique supplémentaire d’une puissance de 68 ch. Outre la motricité supplémentaire notamment au démarrage, le moteur électrique arrière favorise la capacité de traction qui passe de 800 kg pour le RAV4 hybride 4X2 à 1650 kg, soit légèrement plus qu’un RAV4 diesel de 143 ch.

 

Même sans transmission intégrale, le Toyota RAV4 Hybride 4X2 est à l’aise sur les chemins grâce à la garde au sol digne d’un vrai SUV.

 

Essai Toyota RAV4 Hybride

Essai Toyota RAV4 Hybride

Parmi les nouveautés apportées par le restyling du RAV4, la sécurité fait un bond en avant. Le pack Toyota Safety Sense lancé en 2015 sur les Avensis et Auris restylées arrive aujourd’hui sur le SUV compact de la marque. Alerte de franchissement de ligne, régulateur de vitesse adaptatif, lecture des panneaux de signalisation, moniteur d’angle mort, avertisseur de circulation arrière, système de sécurité précollision avec détection des piétons…Ces dispositifs s’appuient sur un radar à ondes millimétriques et une caméra pour la détection. Mais ce n’est pas tout avec un système de vision à 360 degrés, pour une image panoramique qui facilite les manoeuvres. Récemment Nissan s’est vanté d’être le plus grand vendeur de caméras grâce à un système équivalent notamment présent dans le Nissan Qashqai. Le Toyota RAV4 n’aura donc laissé aucun équipement d’aide à la conduite de côté pour ce restyling.

 

 

Budget

 

Les prix du Toyota RAV4 hybride 2WD débutent à 33400 euros avec la finition Dynamic, qui offre de série les jantes alliage 17 pouces, la climatisation automatique bi-zone, la caméra de recul, le rétroviseur intérieur jour / nuit automatique, le système audio Toyota Touch 2 avec écran tactile 7 pouces, le système bluetooth, la banquette fractionnable 60/40,  le détecteur de pluie, l’allumage automatique des feux, le hayon motorisé, l’ouverture et démarrage sans clé, et la signature lumineuse à led avant et arrière.

 

La version hybride 4X2 est facturée 3000 euros de plus qu’un RAV4 143 D4-D, avec une puissance supérieure qui lui permet d’accélérer plus franchement, et une consommation homologuée plus faible.

 

Feu arrière nouveau Toyota RAV4 Hybride

Feu arrière nouveau Toyota RAV4 Hybride

Pour 36500 euros, le RAV4 Hybride Design ajoute les jantes alliage 18 pouces, la sellerie tissu, cuir et alcantara, les projecteurs à led, l’avertisseur d’angles morts, les vitres arrière surteintées, les sièges avant chauffants, le bandeau de planche de bord en alcantara, et le siège conducteur réglable électriquement.

 

Le sommet de la gamme est représenté par le Toyota RAV4 hybride Lounge, facturé 39700 euros. Les 3200 euros supplémentaires s’accompagnent de la sellerie cuir havane, la gestion automatique des feux de route, la lecture des panneaux de signalisation, et le système Touch & Go 2 avec navigation.

 

Nous avions reproché à l’ancienne gamme de ne pas proposer de version 4X4 sans malus. Désormais avec la version Hybride 4X4, il devient possible de rouler en RAV4 transmission intégrale sans acquitter de malus écologique. Toyota France mise principalement sur les versions traction : il n’y a plus de RAV4 diesel 4X4 dans la gamme 2016.

 

En matière de longévité, un Toyota RAV4 possède une belle durée de vie. Sur l’ensemble des quatre générations de RAV4 vendus en Europe depuis 1994, 90 % sont encore en circulation !

LIRE LA FIN DE L’ESSAI TOYOTA RAV4 HYBRIDE

Essai Toyota RAV4 Hybride 2016

Essai Toyota RAV4 Hybride 2016

Une réflexion au sujet de « Essai nouveau Toyota RAV4 Hybride : puissant mais sans bonus »


  1. pourquoi la rav 4 hybride ne bénéficie-t-elle pas également du Bonus ? N’est-ce pas un véhicule d’avenir au sens écologique ? ?….

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