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ESSAIS

Essai Renault ZOE R135 : dernière ligne droite

Essai Renault ZOE 2022

L’année 2021 fut l’année du décollage des ventes des véhicules électriques en France, suivie d’une année 2022 qui a permis d’enregistrer sur l’hexagone pas moins de 203 121 immatriculations.

Et sur ce point, la Renault ZOE dès sa sortie commerciale en 2012 a su anticiper les grands changements technologiques à venir et s’est imposée comme l’archétype de l’achat sans risque sur le segment des véhicules électriques.

Ecologique, visionnaire et urbaine, cette nouvelle génération de ZOE s’inscrit dans un mouvement durable vers une meilleure préservation des ressources. La Renault ZOE est-elle toujours une référence, ou bien est-elle aujourd’hui dépassée ? Il était temps de reprendre le volant de ce best-seller lors d’un petit galop d’essai dans sa version Techno R135.

DESIGN :

Après huit années durant lesquelles elle a pu s’imposer sur le créneau des citadines électriques, la Renault ZOE de seconde génération change sans surprise sur le plan du style.


Il faut dire que le constructeur français a repris de la première génération la plateforme, la silhouette haute et étroite ainsi que le design dans son ensemble.

Il faut dire que le constructeur français a repris de la première génération la plateforme, la silhouette haute et étroite ainsi que le design dans son ensemble.

Certes le style a gagné en modernité avec l’apparition d’une nouvelle signature visuelle 100 % LED en forme de C, des feux antibrouillard et surtout une calandre plus affirmée. Tandis que les feux arrière gagnent en personnalité avec un faisceau lumineux à LED qui semble élargir la carrosserie.

Notre d’essai dans sa finition haute « Techno » profite de jantes 17 pouce Elington diamantées qui rajoutent un supplément d’âme au modèle.

De toute façon, trêve de billevesées, la ZOE n’est pas une voiture que l’on achète pour son design.

HABITACLE :

La présentation intérieure suit une réelle évolution par rapport à la précédente génération de ZOE, tant en présentation qu’en qualité perçue, exit l’ancien volant de « type Renault Safrane ». Le constructeur au losange a retrouvé la bonne voie, avec des matériaux plus qualitatifs, plus modernes.

Face à lui, le conducteur profite d’un tout nouvel odomètre couleur de 10 pouces et d’un écran central multimédia de 9,3 pouces, toutes les indications sont parfaitement lisibles quelles que soient les conditions de luminosité.

La présentation intérieure suit une réelle évolution par rapport à la précédente génération de ZOE, tant en présentation qu’en qualité perçue, exit l’ancien volant de « type Renault Safrane ». Le constructeur au losange a retrouvé la bonne voie, avec des matériaux plus qualitatifs, plus modernes.

Reposant sur le système multimédia Easy Link, ce système s’est avéré très convivial d’utilisation et bien plus efficace que le précédent système (R-Link), un bon point.

Notons, que le système de navigation est directement connecté aux services TomTom et livre en temps réel : la densité du trafic, les zones de danger, la météo et surtout le plus important sur un véhicule électrique, la disponibilité des bornes de recharge.

Autre signe de modernité et qui s’inscrit dans une démarche écologique, c’est la volonté du constructeur tricolore à utiliser des matériaux recyclés (chutes de tissus, bouteilles en plastiques, tissus recyclés).

Il convient de saluer le travail d’ergonomie réalisé dans ce nouvel habitable, ainsi les commandes de ventilations et de climatisation bien heureusement non tactiles tombent parfaitement sous la main. En outre, les différents réglages de ventilation et de température sont très ergonomique et valide une fois de plus l’expression : « une commande/une fonction ».  

Etant donné qu’à bord de la ZOE, on est installé au-dessus des batteries, qui sont de facto relativement volumineuses, on se retrouve assis assez haut, ce qui profite directement à la position de conduite. Par ailleurs, les sièges offrent un bon confort et le maintien latéral nous semble avoir été amélioré par rapport à l’ancienne génération.

A l’arrière, deux passagers trouveront un certain confort, tandis que le coffre affiche un volume de chargement de 338 dm3.

A CONDUIRE :

Notre version d’essai était pourvue du tout nouveau moteur R135 de type synchrone à rotor bobiné couplé à une batterie de 52 kWh qui délivre une puissance de 100 kW (135 ch din) et un couple de 245 Nm.

Contrairement à ses homologues thermiques, cette ZOE ne se démarre pas, elle s’allume par une simple impulsion située derrière le volant.

Et comme la majorité des véhicules électriques, la ZOE ne dispose pas de vitesses, mais d’un simple réducteur, qui profite sur cette nouvelle mouture d’une nouvelle commande « e-shifter » très agréable à manier. Ainsi, le mode de conduite sélectionné s’affiche sur l’odomètre et pas besoin de mode parking, la voiture s’immobilise automatiquement lorsque vous coupez le moteur.

Une simple pression sur la commande « start » anime le système de propulsion, la commande e-shiffter basculée sur « drive » et la ZOE évolue alors dans un silence absolu.

Force est de constater que le constructeur au losange s’est efforcé de travailler sur les bruits des trains roulants ou des équipements de confort afin de les réduire.

En milieu urbain, on appréciera sa capacité à se faufiler avec une grande aisance dans le flot de la circulation. Sa direction légère est parfaitement calibrée et plaira au plus grand nombre.

Le moteur R135 fait merveille en ville grâce à son couple immédiat de 280 Nm et fait preuve d’une étonnante souplesse pour un véhicule qui affiche tout de même 1 502 kg sur la balance.

Ainsi, les relances sont un mélange agréable de vigueur et de douceur. Alliée à ce côté alerte de mécanique, une direction électrique bien calibrée, cette ZOE R135 fait merveille en milieu urbain.

Notons que le sélecteur de vitesse offre un « mode B » qui permet par simple impulsion de décélérer de façon plus prononcée lorsque que vous relâchez la pédale d’accélérateur. Ceci réduit l’utilisation de la pédale de frein et permet de profiter d’une conduite plus souple et relaxante.

Sur les petites routes de campagne, la ZOE vire en prenant très peu de roulis. Le compromis de suspension entre confort et rigueur a été d’autant plus facile à trouver que la hauteur du centre de gravité se trouve limitée par l’implantation des batteries sous le plancher.

Ainsi le sous-virage nous est apparu assez bien maîtrisé, même si la motricité peut parfois être un peu débordée sur sol gras par les quelques 280 Nm de couple qui arrive de façon immédiate.

Avec un 0 à 100 km/h électrisé en 9,5 secondes, la ZOE se profile comme une véritable sprinteuse en ville et les valeurs de reprises sont également digne de considération, comptez seulement 7,1 secondes pour effectuer le 80-120 km/h. En revanche, la vitesse maxi est communiquée par le constructeur à 135 km/h, suffisamment me direz-vous pour un usage quotidien mais qui laisse peu de marge de manœuvre sur un parcours autoroutier.

L’autonomie est annoncée par le constructeur à 395 km en cycle WLTP, du moins plus exactement à 375 km réelle en été et 240 km en hiver. Durant notre essai, l’autonomie affichée par l’ordinateur de bord après un cycle de charge complet semblait correspondre à la réalité.

Par ailleurs, les temps de charge sont communiqués par Renault à : 32 heures sur une prise domestique, 19 heures sur une prise Green ’Up ou bien 9h30 sur une borne de charge 7,4 kW.

Sur une installation de type triphasée, comptez 6 heures sur une wallbox de 11 kW et seulement 3h sur une borne de 22 kW.

Enfin, sur une borne de charge rapide, sachez que la ZOE peut recevoir un chargeur de 50 kW (option à 1 000 euros) qui permet une charge de complète de 0 à 80 % en seulement 1h10 (sur une borne haute capacité).

Sur notre point de charge, une borne ENSTO EVC100 d’une puissance de 7,4 kW, il nous aura fallu un peu moins de 7 heures pour effectuer une charge complète du véhicule.
En revanche selon la configuration des lieux et où se trouve l’emplacement de votre point de charge, on regrettera le choix du constructeur concernant l’emplacement de l’embase pour ravitailler le véhicule.

Certes d’un point de vue intégration, la trappe a été judicieusement située, mais nécessitera dans la majorité des cas de se garer en marche avant pour faciliter l’accès à la borne, pas toujours rationnel au quotidien.

BUDGET :

Outre les valeurs d’autonomie, la pierre d’achoppement d’un véhicule électrique demeure son tarif. La Renault ZOE est disponible avec deux types de motorisation R110 et R135, sachant que la gamme ZOE débute à partir de 35 100 euros dans sa déclinaison R110 Equilibre.

La hausse de prix est fulgurante : l’année dernière, la ZOE était facturée 3000 euros de moins !

Notre modèle haut de gamme « Iconic » dans sa déclinaison R135 est tout de même étiquetée à 38 300 euros (hors options ).

A titre de comparaison, une Peugeot e-208 se monnaie à partir de 34 800 euros dans sa finition Like, comptez 41 150 euros dans sa finition haute GT avec la nouvelle motorisation de 115 kW.

Depuis le 1er janvier 2023 le montant du bonus écologique pour une Renault ZOE est désormais de 5 000 euros.

Enfin, il convient de souligner que la formule de location de batterie instaurée sur la première génération de ZOE n’est heureusement plus d’actualité, vous êtes maintenant propriétaire de l’intégralité du véhicule, tant mieux !

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