Essai Audi SQ5 : le règne du Bi-TDI

Essai Audi SQ5

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Essai Audi SQ5 : le SUV Q5 intègre la gamme sportive S d’Audi en se dispensant d’un moteur essence, c’est une première ! Mais avant de crier au loup, faites connaissance avec le moteur diesel qu’Audi a implanté dans ce SQ5. Il s’agit du V6 Bi-TDI proposé depuis 2012 sur les A6 et A7 Sportback. Le programme semble donc plutôt cohérent et prometteur ! Direction Dublin, pour cet essai sur les chapeaux de roues…

 Style : Q5+S = SQ5. CQFD !

Le style de l’Audi Q5 a peu évolué lors du restyling de septembre 2012.

Le design de la nouvelle version se remarque par une nouvelle calandre, de nouveaux boucliers, des blocs optiques modifiés et de nouvelles jantes.

Mais cette déclinaison SQ5 inédite apporte des nouveautés avec un pack carrosserie S spécifique et les jantes alliage qui vont bien.

Inscriptions V6T sur les ailes avant, boucliers spécifiques, diffuseur arrière avec quatre sorties d’échappement, boîtiers de rétroviseurs aluminium, étriers de freins noirs avec blason S, les éléments de différenciation avec les Q5 classiques sont nombreux.

Essai Audi SQ5

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Même la calandre Singleframe est unique, avec un habillage gris titane et des barrettes redessinées. C’est toute la force des designers Audi de savoir travailler les petits détails, qui vont séduire les acheteurs et donner une impression favorable au niveau de la qualité.

SQ5, c’est nouveau chez Audi, mais les curieux pourront l’imprimer dans leur tête car le logo est présent sur le hayon ainsi que sur la calandre.

 

A vivre

Pour concevoir l’habitacle du nouveau SQ5, les équipes Audi ont là aussi enfilé leur blouse !  La présentation comprend en série une sellerie cuir nappa perlé-alcantara, ou une sellerie cuir optionnelle comme c’est le cas ici. Même chose pour l’insert en carbone atlas, disponible en option. Le logo S se retrouve un peu partout dans l’habitacle : sur les baguettes de seuil, sur le pommeau du levier de vitesses, le volant, le bouton de démarrage…

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Les sièges avant ont une armature sport, et maintiennent bien les deux passagers avant latéralement.

Comme toujours chez Audi la qualité de finition est vraiment très aboutie : difficile de trouver des reproches à faire au SQ5 !

En habitabilité, le SQ5 est aussi généreux qu’un Q5 avec une banquette arrière qui pourra accueillir confortablement deux adultes, plus difficilement trois.

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Le coffre est aussi spacieux que pour un Q5 classique, et propose donc une contenance de 540 dm3 et un seuil de coffre bas pratique pour le chargement.

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A conduire

On ne se faisait pas trop de soucis quand au rendu mécanique du nouveau SQ5. Le V6 implanté en position longitudinale nous avait déjà plus que convaincu sous le capot des A6 berline et A6 Allroad ( lire essai Audi A6 Allroad )

Avec une puissance de 313 ch et un couple de 650 Nm, ce moteur permet au SQ5 d’atteindre sans peine la vitesse bridée électroniquement de 250 km/h, et d’accélérer de 0 à 100 km/h en 5,1 secondes. En comparaison, le Q5 3.0 TFSI de 272 ch atteint 232 km/h et réclame 5,9 secondes pour le 0 à 100.

Dès les premiers tours de roue, on en redemande, que ce soit en ville, sur route ou sur autoroute. Les deux turbos montés en série apportent du souffle en continu, et en général le conducteur doit mettre le holà en soulageant l’accélérateur pour ne pas se retrouver à des vitesses de croisière qui envoient directement en prison, sans passer par la case départ…

Essai Audi SQ5

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En ville, le gabarit du SQ5 n’est pas toujours des plus faciles, mais la position de conduite en hauteur et la puissance disponible qui permet de s’extirper ou de s’insérer en un battement de cil, c’est plutôt sympa.

Sur autoroute, l’engin peut cruiser mais aussi effectuer un départ canon au péage avec une sonorité très étonnante. Le moteur Bi-TDI est en effet accompagné d’un astucieux système de sonorisation qui comprend un haut-parleur implanté dans une branche secondaire du système d’échappement ! Le son peut être relativement discret ou nettement plus velu façon V8, il suffit d’aller jouer avec les paramètres disponibles dans le menu Drive Select.

Pour les propriétaires d’A4 etd’A5 qui nous lisent, sachez que ce système de sonorisation apparait également en seconde monte sur leur modèle, et particulièrement sur les moteurs 2.7 et 3.0 TDI. Le pack coûte un peu plus de 1000 euros, sans les frais de main d’oeuvre.

La transmission Quattro est ici accompagnée d’un châssis Sport qui abaisse la caisse de 30 millimètres. Contrairement à l’A6 Allroad qui s’en remet à un amortissement piloté, le SQ5 doit composer avec des suspensions classiques. Celles-ci font bien leur travail, même avec la monte pneumatique optionnelle 21 pouces de notre modèle d’essai.

La motricité est au top avec le Quattro qui gère le couple roue par roue : il fallait bien ça pour passer les 650 Nm de couple sans encombres !

Sur route, on apprécie la précision de la direction, ferme et directe et très éloignée de ce qu’on pourrait attendre d’un SUV.

Le moteur Bi-TDI est accouplé à une boîte Tiptronic à 8 rapports, qui est rapide et efficace.

Les performances sont proches d’une A6 Allroad, mais les sensations sont moins présentes dans le SQ5 car gommées par le fait d’être installé plus en hauteur. Cela ne correspond évidemment pas à ce qu’on attend d’une sportive, mais qu’attendiez-vous d’un SUV ?

Et enfin cerise sur le gâteau pour le SQ5 : il peut tracter une remorque de 2,4 tonnes.

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Budget

Au catalogue, le nouveau Audi SQ5 débute au prix de 70700 euros, soit pratiquement le même tarif qu’une A6 Allroad 3.0 Bi-TDI Ambition Luxe ( 69170 euros ) et près du double du tarif réclamé pour un Audi Q5 d’entrée de gamme TDI 150 Ambiente ( 37200 euros ).
L’équipement est complet car basé en France sur le niveau Avus avec le hayon motorisé, la caméra de recul, l’open sky, les projecteurs Xénon Plus, les sièges avant électriques, la climatisation automatique 3 zones, le GPS Advanced, les feux de route assistés, les rétroviseurs extérieurs escamotables et électrochromes…

Il est toujours possible d’ajouter des options, mais l’essentiel des équipements attendus est déjà de série.

Audi avance une valeur de dépréciation moindre par rapport à ses concurrents : la décôte plus limitée permet de réduire le coût d’utilisation mensuel.

Avec 179 g de rejets de CO2, le SQ5 n’est situé que 20 g au-dessus du Q5 hybride ! La consommation mixte est annoncée à 6,8 L, un chiffre qui pourra facilement grimper au-delà de 10 L pour un conducteur qui a envie de profiter des performances de l’engin.
LIRE LA FIN DE L’ESSAI :

Essai Audi SQ5 : conclusion, photos, caractéristiques

Une réflexion au sujet de « Essai Audi SQ5 : le règne du Bi-TDI »


  1. Ce modèle est vraiment très joli et complet. Je regrette seulement son prix … Le double de l’entrée de gamme … Espérons que nous pourrons trouver des occasion à prix raisonnable rapidement

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