
Le GLA était déjà le Mercedes le plus vendu de la gamme compacte. Cette nouvelle génération ne cherche pas à révolutionner la recette, mais elle change suffisamment de choses pour passer un cap. Plus bas, plus long, plus habitable et surtout disponible dès son lancement en électrique, le SUV allemand vise clairement les références du segment.
Mercedes met l’électrique au premier plan
Le lancement se fera avec trois versions électriques.
Le GLA 200 développe 224 ch avec une batterie LFP de 58 kWh. Au-dessus, le GLA 250+ passe à 272 ch et reçoit une batterie de 85 kWh. Enfin, le GLA 350 4MATIC grimpe à 354 ch avec une transmission intégrale et un 0 à 100 km/h annoncé en 5,4 secondes.
La meilleure autonomie atteint 657 km WLTP, un chiffre qui place immédiatement le GLA parmi les meilleurs SUV électriques premium du moment. À titre de comparaison, un BMW iX1 ou un Audi Q4 e-tron restent en dessous de cette valeur dans leurs versions les plus efficientes.
Mercedes adopte également une architecture 800 volts. La puissance de charge peut atteindre 320 kW, soit jusqu’à 270 kilomètres récupérés en une dizaine de minutes dans des conditions idéales.
Des versions hybrides 48 volts arriveront ensuite en 2027 avec un tout nouveau moteur essence 1.5.

Un style qui abandonne la discrétion
Le GLA évolue sans renier son identité. La silhouette perd 20 mm en hauteur tandis que l’empattement gagne 61 mm. Le résultat est plus équilibré, avec des roues davantage rejetées aux quatre coins et une présence plus affirmée.
La nouveauté la plus visible reste la calandre lumineuse, directement inspirée des grands modèles électriques Mercedes. Certains apprécieront, d’autres y verront un exercice de style un peu démonstratif, mais impossible de passer à côté. La face avant fait davantage penser à un petit GLC qu’au dernier CLA.
Mercedes propose désormais quatre finitions ainsi qu’une Night Edition qui pousse le traitement noir brillant jusque sur les jantes de 20 pouces.

L’habitacle change vraiment
C’est probablement là que le GLA progresse le plus.
Le tableau de bord adopte le nouveau Superscreen qui peut intégrer trois écrans sous une même dalle vitrée. La présentation est beaucoup plus moderne que celle du modèle actuel, même si Mercedes poursuit sa stratégie du “tout écran”, au risque de ne pas convaincre les amateurs de commandes physiques.
L’espace progresse aussi. Les passagers arrière gagnent quelques centimètres aux jambes et au niveau de la tête. Le coffre atteint désormais 410 litres, auxquels s’ajoutent 107 litres sous le capot avant sur les versions électriques.

Le nouveau système MB.OS fait ses débuts sur le GLA. L’assistant vocal combine ChatGPT, Google Gemini et Microsoft Bing pour répondre aux questions ou préparer un itinéraire. Google Maps est intégré nativement et la voiture peut rechercher automatiquement les bornes de recharge ou les places de stationnement disponibles.
Mercedes ajoute également un changement de voie assisté sur autoroute, une vue 3D de l’environnement, une caméra à 360° améliorée et une fonction de capot transparent pour faciliter les évolutions hors des routes goudronnées.
On sent que la marque veut faire du logiciel un argument de vente à part entière. Reste à voir si tous ces assistants seront réellement utilisés au quotidien ou s’ils rejoindront la longue liste des fonctions que l’on teste une fois avant de les oublier.

Un concurrent sérieux des BMW iX1 et Volvo EX40
Avec cette nouvelle génération, Mercedes corrige plusieurs reproches adressés au précédent GLA : autonomie, habitabilité, vitesse de recharge et technologies embarquées progressent nettement.
Le tarif démarre à 48 599 € en Allemagne pour le GLA 200 électrique. Ce n’est pas donné, mais Mercedes ne cherche plus à être accessible. Le constructeur veut surtout convaincre que son SUV compact peut désormais rivaliser avec les meilleures propositions premium du marché, sans donner l’impression d’être une simple déclinaison électrique d’un modèle thermique.









