
Mercedes n’a pas attendu longtemps. Au lendemain de sa présentation, le nouveau GLA électrique débarque déjà dans les concessions françaises et sur le configurateur de la marque. Une arrivée rapide qui n’a rien d’anodin. Sur le créneau des SUV compacts électriques premium, la concurrence s’est considérablement renforcée ces deux dernières années et chaque nouveau modèle est désormais attendu au tournant.
Le ticket d’entrée est fixé à 44 400 euros. Un tarif qui place le GLA face à des modèles bien installés, mais Mercedes compte manifestement sur autre chose que son image de marque pour faire la différence. L’autonomie, les performances de recharge ou encore l’efficience deviennent aujourd’hui des arguments au moins aussi importants que le logo sur le capot.
A ce tarif, il pourra donc profiter des aides à l’achat en France : de quoi faire tomber le tarif sous les 40.000 euros. Bien vu !
Trois GLA, mais trois approches bien différentes
Mercedes n’a pas choisi de lancer une version unique avant d’élargir progressivement la gamme. Les trois déclinaisons sont disponibles dès l’ouverture des commandes, chacune avec sa propre logique.
Le GLA 200 électrique constitue le point d’entrée. Il reçoit un moteur de 224 ch alimenté par une batterie de 58 kWh utiles. L’autonomie annoncée atteint 445 kilomètres en cycle WLTP.
Ce n’est pas celui qui fera les gros titres, mais il pourrait bien devenir le plus diffusé. Avec près de 450 kilomètres annoncés, il couvre largement les besoins de la majorité des automobilistes. Ceux qui roulent essentiellement en ville, en périphérie ou qui enchaînent quelques centaines de kilomètres le week-end n’auront sans doute pas besoin d’aller chercher plus haut dans la gamme. À 44 400 euros, c’est aussi le seul qui reste sous la barre des 45 000 euros.
En revanche ceux qui veulent profiter d’une finition AMG Line devront débourser plus : un GLA 200 AMG Line s’affiche à 51350 euros. Il faudra donc avoir une belle remise pour que le tarif soit compatible avec les primes CE…

Le GLA 250+ électrique change de dimension.
La puissance passe à 272 ch, mais l’essentiel est ailleurs. Mercedes lui associe une batterie de 85 kWh utiles, ce qui lui permet d’annoncer jusqu’à 657 kilomètres d’autonomie WLTP. C’est tout simplement la meilleure valeur de la gamme.
Cette version semble être celle sur laquelle Mercedes mise le plus. Elle s’adresse à ceux qui avalent les kilomètres ou qui veulent simplement oublier la question de la recharge au quotidien. Avec plus de 650 kilomètres annoncés, le GLA vient clairement jouer sur le terrain des références du segment.
Prix de départ : 50700 euros en finition de base, 53050 euros en Progressive Line, et 57650 euros en AMG Line.
Enfin, il y a le GLA 350 4MATIC électrique.
Là, Mercedes s’adresse à une autre clientèle. Deux moteurs, une transmission intégrale, 354 ch au total et un 0 à 100 km/h en 5,4 secondes.
Les tarifs vont de 54700 euros à 64950 euros pour un GLA 350 4MATIC Business Line Executive.
Ce qui surprend finalement, c’est que cette montée en puissance ne se paie quasiment pas sur l’autonomie. Mercedes annonce encore 642 kilomètres WLTP, soit seulement quelques kilomètres de moins que le GLA 250+. Ceux qui veulent un SUV capable d’accélérer très fort sans sacrifier les longs trajets devraient naturellement se tourner vers cette version.

Mercedes change de braquet
Comme pour le lancement du nouveau CLA, Mercedes propose en premier lieu les versions électriques. Les versions hybrides arriveront ensuite.
Le nouveau GLA conserve son format compact, mais l’habitacle gagne en espace et en modernité. La présentation est plus épurée, la technologie plus présente, sans tomber dans la surenchère. Reste maintenant à voir si cela suffira pour séduire une clientèle qui dispose aujourd’hui d’un choix beaucoup plus large qu’il y a seulement trois ou quatre ans.







