Des évolutions pour la Renault 5 : autonomie, rétroviseurs, coloris…

Renault 5 E-TECH 2026
Renault 5 E-TECH 2026

La Renault 5 Five avait un problème assez difficile à défendre. Pour proposer une citadine électrique sous les 25 000 euros, Renault avait fait des économies sur certains équipements. Rien de vraiment surprenant. Sauf que l’une d’elles concernait la recharge rapide.

Sur une voiture électrique destinée à rester essentiellement en ville, ce n’est pas forcément rédhibitoire. Mais la R5 n’est pas une petite voiture uniquement pensée pour les trajets domicile-travail. Son positionnement est justement celui d’une citadine capable de sortir régulièrement de son environnement urbain. La bonne nouvelle, c’est que Renault semble avoir compris le problème.

Une R5 Five beaucoup moins limitée

La version Five actuelle repose sur la batterie de 40 kWh et un moteur de 95 ch. Elle peut parcourir jusqu’à 312 km selon le cycle WLTP et dispose d’un chargeur embarqué de 11 kW. Sur le papier, l’ensemble est cohérent pour une voiture proposée sous la barre des 25 000 euros avant aides.

La recharge rapide en courant continu n’est tout simplement pas disponible sur cette finition. Renault le confirme encore sur son site : la Five ne peut pas utiliser les bornes DC, contrairement aux autres versions de la R5.

C’est un choix qui permet évidemment de contenir le prix, mais qui limite fortement la polyvalence de la voiture. Une R5 Five pouvait donc être une excellente seconde voiture, mais devenait beaucoup moins intéressante pour celui qui voulait n’en posséder qu’une. Une évolution repérée sur le configurateur belge pourrait changer la donne.

La batterie passerait de 40 à 37 kWh et, surtout, accepterait jusqu’à 80 kW sur une borne rapide. C’est précisément le genre de modification qui change la perception d’une version d’entrée de gamme. La capacité diminue légèrement, mais la voiture gagne une fonctionnalité autrement plus importante pour les longs trajets.

Les 95 ch ne seraient plus les seuls à bord

Renault ne s’arrêterait pas à la recharge. La Five pourrait également passer de 95 à 110 ch.

Sur une citadine de ce gabarit, les 95 ch ne sont pas vraiment un handicap au quotidien. Le moteur électrique offre déjà un couple disponible immédiatement et la R5 n’a jamais donné l’impression d’être sous-motorisée dans un usage urbain. Mais 110 ch la rapprocheraient davantage des versions supérieures, sans transformer pour autant la Five en petite sportive.

Cette évolution devient surtout intéressante lorsqu’on regarde ce qui arrive en face.

La nouvelle Volkswagen ID. Polo démarre elle aussi sous les 25 000 euros en France et son moteur d’entrée de gamme développe 116 ch. La petite Volkswagen dispose également d’une batterie de 37 kWh et d’une recharge rapide pouvant atteindre 90 kW selon les données disponibles.

Le match devient donc beaucoup plus serré. La Renault conserve une personnalité nettement plus affirmée, tandis que la Volkswagen joue une carte beaucoup plus classique. La question ne sera plus seulement de savoir laquelle coûte le moins cher, mais laquelle offre le meilleur compromis entre prix, autonomie et possibilités de recharge.

La R5 ne gagne pas seulement sur sa version Five

Les chiffres affichés sur le configurateur Renault ont récemment progressé. La R5 équipée de la batterie de 40 kWh est désormais annoncée avec jusqu’à 321 km d’autonomie, tandis que la version 52 kWh grimpe à 431 km. C’est une évolution intéressante, même si elle reste à mettre en perspective avec les conditions réelles d’utilisation.

Renault annonçait jusqu’ici 312 km avec la batterie de 40 kWh et 410 km avec celle de 52 kWh.

Ces quelques kilomètres supplémentaires ne vont évidemment pas révolutionner l’expérience au volant. Une dizaine de kilomètres de gain WLTP ne transforme pas une voiture de 300 km d’autonomie en grande routière. Les écarts peuvent d’ailleurs être beaucoup plus importants selon la température, la vitesse ou l’utilisation du chauffage.

Mais c’est surtout le passage de 410 à 431 km pour la grosse batterie qui mérite d’être surveillé. La R5 commence à devenir plus crédible comme voiture principale, même si un long trajet autoroutier restera très différent d’un parcours WLTP.

La baisse de la consommation et donc la hausse d’autonomie proviendraient notamment de nouveaux rétroviseurs plus profilés.

Renault corrige aussi quelques détails

La mise à jour ne concerne pas uniquement la mécanique. La finition Iconic évolue également avec une sellerie bicolore désormais associée au bleu et au gris plutôt qu’au jaune et au gris.

Le changement est assez discret, mais il correspond finalement bien à l’évolution de la R5. Son style reste volontairement spectaculaire, avec une carrosserie qui assume complètement son héritage, tandis que l’habitacle peut gagner en sobriété.

Le chargeur à induction devient également ventilé. Un détail qui peut sembler anecdotique, jusqu’au moment où l’on pose un smartphone déjà chaud sur une surface de recharge après plusieurs dizaines de minutes de navigation.

Renault a aussi communiqué en début de semaine sur des jantes dorées, ce qui nous donne avec la teinte bleu nocturne un petit air de Clio Williams…

A propos de l'auteur

Sébastien Rabatel

Rédacteur en chef de Actu-Automobile.com depuis 2009, après plusieurs années en tant que journaliste reporter d'images en télévision. Passionné de voitures, j'en ai possédé une soixantaine et essayé plusieurs centaines, tout au long de ces 16 ans d'activité pour Actu Automobile.

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