Essai Suzuki Baleno 1.2 Hybrid SHVS : sobre et bon marché

Essai Suzuki Baleno 1.2 Hybrid SHVS

Essai Suzuki Baleno 1.2 Hybrid SHVS

En France, Suzuki vend principalement des Swift et des nouveaux Vitara. Mais cela pourrait changer avec l’arrivée de la Baleno, une citadine polyvalente qui mise sur de nombreux atouts pour convaincre.

Avec 3,99 m, la nouvelle Suzuki Baleno est un peu plus longue que la Swift. Elle viendra donc directement concurrencer les Renault Clio, Peugeot 208, Toyota Yaris…

 

Produite en Inde, la Suzuki Baleno déroute par un design qui ne rassemble pas : certains aiment, d’autres trouvent cela fade, d’autres encore détestent.

Les français sont les plus gros acheteurs de Swift en Europe, et il semblerait que la Baleno semble mal partie pour nous faire changer de braquet.

Ici pas de personnalisation ni de carrosserie bi-ton : l’ambiance est assez austère. Même constat dans l’habitacle avec une sellerie de tissu noir et aucune touche de couleur, si ce n’est pour les compteurs de la version hybride.

 

Suzuki Baleno 2016

Suzuki Baleno 2016

Au centre de la planche de bord, l’écran du système multimédia de la Baleno Pack offre une bonne lisibilité avec une diagonale de 7 pouces et une forme façon écran 16/9. La navigation est comprise, tout comme la caméra de recul et la connectivité Apple Car Play. En raccordant son iPhone en USB, on peut alors retrouver le menu de son téléphone sur l’écran central. Mais toutes les applications ne seront pas affichées, c’est malheureusement le cas de Coyote par exemple. Les commandes vocales de Siri permettent aussi de piloter son iPhone pour lire ou dicter des SMS, tout en gardant un oeil sur l’écran central.

Système de navigation de la Suzuki Baleno

Système de navigation de la Suzuki Baleno

 

Ceux qui recherchent une qualité de finition à même de rivaliser avec une Mini ou une A1 feront mieux de passer leur chemin. La Suzuki Baleno fait la part belle aux plastiques rigides, et ne cherche pas à épater en délaissant les inserts métalliques par exemple.

 

Planche de bord de la Suzuki Baleno

Planche de bord de la Suzuki Baleno

Si le dessin de la planche de bord ne rebute pas, la présentation pourrait dater de quelques années en arrière. L’ergonomie est cependant bien pensée avec des commandes de climatisation automatique accessibles, un volant avec commandes d’autoradio et de régulateur, et le grand écran tactile pour toute la partie multimédia.

Aux places avant, les passagers ne sont pas serrés, et pourront juste manquer un peu d’espace au-dessus de la tête pour les grands gabarits. Si la garde au toit n’est pas énorme, l’espace aux jambes pour les places arrière étonne. Il semble digne de la catégorie des compactes !

Places arrière de la nouvelle Suzuki Baleno

Places arrière de la nouvelle Suzuki Baleno

 

Le volume de coffre de 355 litres est le plus généreux de la catégorie ( une Clio fait 300 L). C’est aussi un gouffre avec le volume de 211 litres de la Swift ! Pour compenser un seuil de chargement élevé, la Baleno dispose d’un plancher de chargement qui partage le coffre en deux compartiments et facilitera le quotidien. Sur la photo ci-dessous, le coffre semble petit mais la moitié du volume se situe sous le plancher.

Coffre de la Suzuki Baleno

Coffre de la Suzuki Baleno

 

A conduire : une gamme Suzuki Baleno 100 % essence

 

Les acheteurs de Baleno auront le choix entre trois motorisations : deux essence et une hybride. En entrée de gamme, le moteur repris à la Swift est un 4 cylindres 1.2 Dualjet retravaillé. Les 90 ch n’en font pas une ballerine, mais le poids raisonnable de seulement 920 kg à vide permet de s’en sortir lors d’un dépassement. Il faudra bien évidemment jouer de la boîte, qui compte seulement cinq rapports.

Deuxième offre, la Suzuki hybride est la première hybride de la marque japonaise commercialisée en Europe. Le système Suzuki SHVS repose sur un alterno-démarreur et une batterie lithium-ion placée sous le siège passager. Lors des phases de déccélération et de freinage, l’énergie cinétique est ainsi récupérée. Ce dispositif est assez light dans tous les sens du  terme, avec un poids de 6 kg.

Cela permet d’obtenir un gain de couple de l’ordre de 50 Nm qui profite à une plus grande souplesse dès les bas régimes. Et le gain se ressent : il n’est plus nécessaire de monter autant dans les tours, ce qui profite à la consommation. Au 0 à 100 km/h, la Baleno hybride gagne ainsi près d’une seconde. La consommation urbaine baisse en ville de 0,6 L. Fort heureusement le surcoût de cette version reste limité : il est inférieur à 1000 euros. La capacité de traction électrique reste cependant insuffisante à la Baleno pour prétendre au bonus écologique de 750 euros en France, malgré des rejets de CO2 de 94 g seulement. Elle devient la deuxième Suzuki la plus efficiente, derière la petite Celerio 1.0 VVT homologuée à 84 g.

Cette Baleno hybride n’est pas livrée avec une boîte CVT mais avec une boîte mécanique.

 

Essai Suzuki Baleno

Essai Suzuki Baleno

Lors de cet essai, nous avons réellement constaté une consommation très mesurée pour la Baleno. Avec l’hybride, sur un parcours Chantilly-Roissy avec embouteillages, la consommation à l’arrivée était de 4,9 L, un chiffre digne d’une voiture diesel.

Même en roulant pied au plancher avec l’une de ces Baleno 1.2 essence et hybride, il est très rare de dépasser les 6 L/100 km.

 

On termine avec la troisième offre de la gamme, la Baleno Boosterjet dont le 3 cylindres 1.0 développe 111 ch. Nous n’avons pas encore pu tester cette troisième motorisation, nous y reviendrons sans doute plus tard. La Baleno fait donc l’impasse sur le diesel, qui a tendance à diminuer fortement sur le segment des citadines. Et comme la sobriété est au programme, cela ne semble pas dérangeant du tout.

 

Facile à prendre en main, la Baleno n’est pas une sportive et ses pneumatiques Bridgestone Ecopia n’offrent pas un excellent grip en conduite dynamique. Les suspensions privilégient le confort, ce qui correspond à une utilisation de citadine. Malgré tout, son petit moteur 1.2 de 90 ch permet largement de prendre la route grâce au travail effectué sur la réduction du poids.

 

Il est plutôt étonnant de trouver un régulateur adaptatif sur une citadine, et pourtant ! La Baleno Pack est aussi équipée d’un freinage automatique d’urgence et alerte son conducteur en cas de risque de collision.

Essai Suzuki Baleno

Essai Suzuki Baleno

 

Budget : promotion à partir de 12490 euros

 

Prix de départ pour une Suzuki Baleno 14490 euros, contre 13540 euros pour une Swift équivalente en 5 portes 1.2 Privilège. Dès ce premier niveau, la Baleno est bien équipée : jantes alliage 16 pouces, projecteurs antibrouillard, projecteurs xénon, feux de jour à led, volant gainé cuir, climatisation manuelle, et système autoradio 4 haut-parleurs avec bluetooth.

Pour le lancement, une promotion fait tomber le prix à 12690 euros pour le prix d’appel de la Baleno jusqu’au 31 juillet 2016.

Pour 1700 euros supplémentaires, le niveau d’équipement d’une Baleno Pack fait un énorme bond en avant avec de série : feux arrière à led, vitres arrière surteintées et électriques, climatisation automatique, système de navigation avec écran tactile 7 pouces, caméra de recul, régulateur auto adaptatif, console centrale avec accoudoir, freinage actif d’urgence, ouverture et démarrage sans clé…et même les sièges chauffants sur la version hybride.

Le tarif est donc compétitif avec un très bon rapport prix-équipements et une garantie de 3 ans. Seul bémol pour l’aspect financier : une revente qui sera handicapée par une notoriété inexistante. La précédente Baleno a fait une apparition chez nous en berline dans les années 90 avant de disparaître. La valeur de revente risque donc de descendre plus fortement que celle d’une Swift…

Consommation basse pour la nouvelle Suzuki Baleno

Consommation basse pour la nouvelle Suzuki Baleno

 

 

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Essai Suzuki Baleno 2016

Essai Suzuki Baleno 2016