
Dacia s’attaque un peu plus sérieusement au segment des familiales. Avec le Striker, dont les commandes ouvrent le 13 octobre 2026, le constructeur roumain entend attirer des automobilistes qui trouvent les SUV trop imposants, trop lourds ou trop chers, sans pour autant vouloir revenir à une berline classique. Son nouveau crossover démarre à 23 490 euros et mise sur trois motorisations électrifiées, dont une version hybride GPL et une transmission intégrale.
Le tarif d’appel reste sous la barre symbolique des 25 000 euros annoncée lors de la présentation du modèle. Mais il faut regarder de plus près la gamme pour comprendre où se situe réellement l’offre la plus intéressante. Car entre la version GPL d’entrée de gamme et l’hybride de 155 ch, l’écart de prix commence à compter.
Un prix d’appel à 23 490 euros, mais quelle version choisir ?
Dacia ouvre les commandes du Striker avec une gamme articulée autour de quatre finitions : essential, expression, extreme et journey. La première est uniquement proposée avec le moteur mild hybrid-G 140, qui associe une hybridation légère de 48 V à une bicarburation essence-GPL.
Affiché à 23 490 euros, ce modèle constitue la porte d’entrée dans la gamme. Il reçoit notamment un écran central de 10,1 pouces, un combiné d’instruments numérique de 7 pouces, la climatisation manuelle, une caméra de recul et des radars de stationnement. Des équipements qui permettent de disposer d’une voiture familiale moderne sans devoir multiplier les options.
La finition expression, facturée 25 100 euros avec le même moteur en boîte manuelle, ajoute plusieurs éléments susceptibles de compter au quotidien : climatisation automatique bizone, jantes en alliage de 17 pouces, frein de stationnement électrique avec fonction Auto Hold et rétroviseurs rabattables électriquement.
C’est aussi à ce niveau que le catalogue devient plus intéressant. Le Striker expression peut recevoir le mild hybrid-G 140 avec boîte automatique pour 26 700 euros, ou passer directement à l’hybride 155 ch pour 28 100 euros. La transmission intégrale hybrid 150 4×4 est proposée à 29 900 euros.
Les finitions extreme et journey affichent ensuite des tarifs identiques pour les trois motorisations disponibles : 28 700 euros avec le mild hybrid-G 140 automatique, 30 100 euros avec l’hybride 155 et 31 900 euros avec le 150 4×4.
La différence se joue donc sur l’équipement. Extreme privilégie l’utilisation en extérieur, avec notamment un toit panoramique fixe, des protections adaptées à un usage plus aventureux et un système de contrôle de la vitesse en descente. Journey mise davantage sur le confort routier, avec un hayon motorisé mains libres, des sièges avant et un volant chauffants, ainsi qu’un siège conducteur à réglages électriques.

Le Bigster aura désormais un autre Dacia à ses côtés
Avec ses 4,62 mètres de long, le Striker occupe une place particulière dans la gamme. Il se rapproche des grands breaks familiaux par ses dimensions, mais adopte une silhouette plus haute qu’une berline traditionnelle. Sa garde au sol atteint 19 cm en deux roues motrices et 20 cm avec la transmission intégrale, alors que sa hauteur reste limitée à 1,53 m.
Dacia cherche ici à proposer une alternative aux SUV compacts sans renoncer à leur principale qualité perçue : la position de conduite surélevée. Le constructeur annonce également un coffre pouvant atteindre 600 litres, avec un plancher modulable en trois parties et une banquette arrière rabattable grâce au système Easy Fold.
Cette approche complète celle du Bigster, déjà chargé de représenter la marque sur le marché des SUV familiaux. Le Striker vise plutôt les automobilistes qui apprécient le volume de chargement et la polyvalence d’un grand véhicule, mais qui ne souhaitent pas nécessairement conduire un SUV haut et massif.
Le positionnement est malin. Reste à voir si cette silhouette intermédiaire séduira suffisamment de clients, alors que les SUV ont largement pris la place des breaks dans les catalogues des constructeurs généralistes.

Le GPL reste le moyen de limiter la facture
Le mild hybrid-G 140 constitue la motorisation la plus accessible. Son principal argument tient à l’association du GPL et de l’hybridation légère, qui permet à Dacia d’annoncer une autonomie pouvant atteindre 1 600 kilomètres. Cette valeur dépend évidemment des conditions d’utilisation et du parcours, mais elle illustre la vocation du modèle : avaler les kilomètres sans imposer de recharge électrique.
La boîte manuelle est disponible sur les finitions essential et expression. Pour ceux qui privilégient le confort dans les embouteillages ou sur les longs trajets, une boîte automatique est également proposée à partir de la finition expression.
L’hybride 155 ch répond à une autre attente. Il associe un moteur essence quatre cylindres de 1,8 litre développant 109 ch à deux moteurs électriques. Dacia annonce une consommation de 4,2 l/100 km et des émissions de CO₂ à partir de 95 g/km. En ville, le système peut permettre de rouler jusqu’à 80 % du temps en mode électrique, selon les conditions de circulation et d’utilisation.

À 28 100 euros en finition expression, cette version représente un surcoût de 3 000 euros par rapport au mild hybrid-G 140 à boîte automatique. Le calcul mérite d’être fait en fonction du kilométrage annuel, du prix local des carburants et de la proportion de trajets urbains. Un automobiliste qui roule beaucoup et dispose d’un accès facile au GPL n’aura pas nécessairement intérêt à choisir l’hybride classique.
La troisième proposition, le hybrid 150 4×4, s’adresse aux conducteurs qui ont réellement besoin de quatre roues motrices. À 29 900 euros en finition expression, il apporte une transmission intégrale et cinq modes de conduite. Une solution qui peut avoir du sens sur des routes enneigées, des chemins ou dans certaines régions montagneuses, même si elle ne transforme pas le Striker en véritable tout-terrain spécialisé.
Un équipement familial qui ne se limite pas aux écrans
Dacia a également travaillé sur les aspects pratiques. Le Striker accueille cinq passagers et dispose d’une planche de bord intégrant un écran tactile de 10,1 pouces de série. Le combiné LightVisio de 7 pouces affiche les informations essentielles à la conduite, tandis que le système multimédia évolue selon les finitions.
La version extreme reçoit notamment un toit panoramique fixe, un système audio Arkamys 3D à six haut-parleurs et une sellerie lavable. Journey ajoute des équipements plus orientés vers les longs parcours, comme les sièges avant chauffants et le chargeur de smartphone à induction.
Les commandes ouvrent le 13 octobre 2026. Avec un premier prix fixé à 23 490 euros et une gamme qui culmine à 31 900 euros, le Striker donne à Dacia une nouvelle carte à jouer auprès des familles. Son intérêt sera surtout de convaincre ceux qui n’ont pas besoin d’un SUV traditionnel, mais qui ne veulent pas non plus sacrifier l’espace et la polyvalence sur l’autel du style.






