Essai Peugeot 508 GT : la nouvelle donne

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Avec la 508, Peugeot réaffirme sa présence et ses ambitions sur l’un de ses territoires historiques :  celui des grandes routières.

D’ailleurs Peugeot souhaite poursuivre avec ce véhicule son offensive internationale : elle sera produite en France pour le marché européen, puis en Chine pour le 1er marché automobile mondial.

Qualité, pureté, efficience, la Peugeot 508 incarne l’expression nouvelle de la firme sochalienne dans le segment des grandes routières.

L’occasion pour notre équipe de prendre le volant de la version la plus affutée du catalogue la 508 GT de 204 ch.

DESIGN :

La précédente 407 avait fait couler beaucoup d’encre lors de sa commercialisation en 2004 avec un style fort en dynamisme.

Initiée par le concept SR1, la 508 impose les nouveaux codes stylistiques de la marque avec une face avant unique. Avec un porte-à-faux avant réduit de 4,3 cm par rapport à la 407 et un porte-à-faux arrière plus long, la 508 est censée bénéficier de meilleures proportions stylistiques.

À l’extrémité du long capot en aluminium, le nouveau Lion prend naturellement sa place au creux d’un embouti qui lui sert d’écrin. Sous celui-ci, la « bouche » unique et caractéristique, prend ici une nouvelle dimension. Elle amorce ainsi la thématique d’une calandre qui tend à devenir « flottante », car semblant se détacher de la carrosserie.

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Le regard félin :

Les projecteurs ont également fait l’objet de toutes les attentions stylistiques. Leur masque intérieur mêle les surfaces chromées et satinées. Notre version GT est équipée de feux bi-xénon directionnels à « canons à LED ». Ces derniers sont sertis chacun de sept diodes électroluminescentes du plus bel effet. Ceci permet une reconnaissance visuelle immédiate de la voiture, de jour comme de nuit.

Les flancs de la voiture sont également volontairement épurés, rehaussés par le contour des surfaces vitrées en chrome satiné sur notre version GT. Ce vitrage latéral semble visuellement reposer sur une section de flanc sculptée pour conférer au véhicule puissance et élégance.

Sur la berline, toute la partie arrière est dessinée dans le même volume, avec un coffre parfaitement affleurant au pare-chocs, tandis qu’un jonc de chrome horizontal est encastré sur la malle pour animer la partie arrière. En parallèle un liseret chromé positionné en bas du diffuseur vient asseoir visuellement la poupe de la voiture.

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A l’arrière, les trois rangées de 6 LED des feux arrières apportent également une signature et une identité visuelle caractéristique de l’univers historique de Peugeot.

Question design, la 508 berline ne remporte pas l’unanimité au sein de notre rédaction. Probablement en raison du dessin « tri-corps » un peu trop marqué au niveau de la malle arrière.

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VIE A BORD :

Avec un empattement plus long de 9,2 cm par rapport à la 407, la 508 a pour mission d’offrir une habitabilité très généreuse pour les passagers arrière et un volume de coffre significativement supérieur. Et sur ce point, la 508 remplit parfaitement cet objectif : à l’arrière les passagers se sentiront à leur aise, même des personnes de grande taille peuvent s’installer confortablement.

Il est vrai que la 508 est très accueillante, avec un habitacle vaste qui n’impose aucun sacrifice aux places arrières. Les sièges à l’avant soutiennent parfaitement le corps. Le bilan de cette sellerie qui équipe cette version GT est tout simplement fonction de la signification du mot « confort ».

Une fois installée confortablement dans les sièges baquets, la 508 GT dégage une ambiance raffinée et affiche une excellente finition.

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Le dessin du tableau de bord ainsi que la qualité des cuirs utilisés traduisent un véritable effort de la part du constructeur sochalien. Dans l’ensemble les différents matériaux utilisés respirent la qualité. Nous regretterons quelques plastiques durs (pare-soleil, boîte à gants) qui dénotent avec la qualité générale.

Exit l’ergonomie perfectible des Peugeot 407, désormais une commande centrale regroupe les principales fonctionnalités du GPS, téléphone et ordinateur de bord : c’est simple, intuitif mais surtout efficace !

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Le compteur de vitesse et son large odomètre affiche une excellente visibilité. Ce dernier fait également office d’ordinateur de bord et de matrice pour la fonction du GPS.

De même les indications relatives à la vitesse, aux indications de navigation et au régulateur de vitesse sont affichées sur le système d’affichage tête haute en couleur à l’instar des 3008 & 5008 qui ne disposent que d’un affichage monochrome.

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Notre version d’essai dans sa livrée GT vient coiffer la gamme 508. L’équipement est par conséquent princier : accès et démarrage mains libres, afficheur tête haute couleur, mesure de la place disponible, climatisation quadri-zone, système de navigation Wip Nav Plus, jante alliage 18 pouces, éclairage bi-xénon directionnel, feux de route adaptatifs avec éclairage directionnel additionnel, rideaux pare-soleil à l’arrière, siège conducteur avec fonction massante, sièges à réglages électriques, ESP, frein de stationnement électrique, Peugeot connect SOS, etc.

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LIRE LA SUITE DE L’ESSAI :

Essai Peugeot 508 GT : à conduire, budget

Essai Peugeot 508 GT 2.2 HDI : bilan, galerie photo

4 réflexions au sujet de « Essai Peugeot 508 GT : la nouvelle donne »


  1. La ligne 3 corps marquée, c’est justement ce qui fait l’élégance du modèle comparé à la 407, qui était un vrai ratage de ce côté là, avec son loooong porte à faux avant tout en plastique et sa poupe courte et haute, ça manquait vraiment de classe, pourtant peugeot avant elle savait dessiner des berlines.
    Ici c’est le retour d’un vrai dessin chez peugeot, et pas une surcharge de détails stylistiques douteux qui se démode en 2 mois et qui décrédibilise dans une catégorie où on a pas le droit à cette erreur.

    La 508 est simplement belle et c’est une grande qualité pour durer, mais elle garde une personnalité, avec ses feux arrières qui rappellent la première 504 coupé, ses feux avant bien peugeot post-2000, sans tomber dans la caricature de ces dernières années et sa découpe de vitre arrière reconnaissable.
    La berline qu’il fallait à peugeot. Perso, j’aimerais voir débarquer une vraie offre de moteurs essences, surtout avec le train avant de la gt, repris de la 407, qui mérite plus de puissance.


  2. Cette berline est d’une banalité affligeante. A vouloir ne pas décevoir, elle tombe dans la médiocrité. Pourquoi ne pas avoir choisi la route tracée par la C5, qui a complètement rompu avec ses prédécesseurs ? Il est vraiment que la Citroën est quelque peu démodée, mais cela valait le coup. Au moins pour faire parler d’elle ! Chez Peugeot, on reste frileux et ce qui les perdra. Du moins dans cette catégorie.
    Aussi, pourquoi ne pas relancer la marque Talbot ? Citroën à sa ligne DS, Peugeot pourrait avoir sa ligne Talbot. On se souvient encore de la magnifique Tagora ou du cabriolet Samba ! Ils sont malheureusement passés à la trappe pour d’obscures raisons financières…


  3. Il est vrai que sa ligne est plutôt fade. Mais bon je préfère encore ça à la nouvelle Passat extrêmement fade. Sinon, très bien les C5 II et LAG3.2 car élégantes, fiables et très équipées. Le tout pour un prix contenu. C’est pour cette raison qu’on en voit plein sur les routes


  4. Après la 407 la 508 me semble classique et d’un bon goût relatif. Par contre l’arrière j’ai du mal, on dirait un bulot accroché à une planche :s

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